Accéder au contenu principal

La Bourse de Paris recule après le discours de Jerome Powell

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris ERIC PIERMONT AFP/Archives
3 mn
Publicité

Paris (AFP)

La Bourse de Paris a terminé en baisse de 0,64% jeudi, digérant la prise de parole du président de la banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell, qui a maintenu sa politique monétaire accommodante.

L'indice CAC 40 a reculé de 32,46 points à 5.015,97 points, après un début de semaine où il avait fortement progressé. Le volume d'échanges a continué d'évoluer dans une fourchette basse, à 2,3 milliards d'euros.

Le président de la Fed Powell a prononcé "un discours plutôt rassurant pour les actifs risqués", comme les actions, a commenté à l'AFP Alexandre Neuvy, responsable de la gestion privée chez Amplegest.

Si les annonces n'étaient pas forcément "attendues" par les marchés, elles étaient "dans l'air du temps" et donc pas complètement surprenantes, selon lui.

Au total, la politique de la réserve fédérale "va rester accommodante", ouvrant la voie à des taux bas sur le long terme, estime-t-il.

-Priorité à l'emploi sur l'inflation-

Concrètement, la Fed pourrait laisser l'inflation rester au-dessus de l'objectif de 2,0% "pendant un certain temps" avant de devoir augmenter ses taux d'intérêt, a expliqué Jerome Powell, intervenant en vidéo à l'occasion de la réunion annuelle des banquiers centraux.

La Fed "cible désormais l'inflation sur une période: on peut avoir des pics d'inflation sans que cela n'entraîne une réaction immédiate", détaille M. Neuvy.

Les promesses de ventes de logements aux Etats-Unis ont augmenté pour le troisième mois consécutif en juillet (+5,9%), selon les chiffres publiés jeudi.

- Aucun nouvel outil-

Si l'économie des Etats-Unis reste "saine", le chômage pourrait rester élevé pendant longtemps, en particulier dans les secteurs les plus durement affectés par la crise économique et qui emploient des personnes moins qualifiées, a averti M. Powell.

Il a assuré que la Fed devait "être aux côtés de ces personnes" pour "les les aider à reprendre une vie professionnelle", même si cela pourrait prendre "plusieurs années".

Toutefois, "aucun nouvel outil spécifique n'a été annoncé", pointe Jack Janasiewicz, gérant de portefeuille pour Natixis Investment Managers, ce qui "laisse ouvert le débat sur les contraintes de la politique monétaire, alors que nous nous approchons du plancher [des taux] zéro."

Parmi les valeurs du jour, Bouygues a gagné 1,25% à 33,93 euros. Le groupe est tombé dans le rouge au premier semestre notamment en raison de l'arrêt des chantiers pendant la crise sanitaire, mais a assuré être redevenu rentable depuis.

Eiffage (-3,16% à 79,80 euros), géant français du BTP et des autoroutes, a essuyé une perte nette au premier semestre à cause de la crise du coronavirus, a-t-il annoncé mercredi, promettant toutefois un net redressement pendant la deuxième moitié de l'année.

Publicis a gagné 2,42% à 30,44 euros dans le sillage du géant britannique de la publicité WPP.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.