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C1 dames: ex de Wolfsburg, Gunnarsdóttir tutoie son "vieux rêve" avec l'OL

La milieu islandaise de Lyon, Sara Björk Gunnarsdóttir, lors de la demi-finale de Ligue des champions face au Paris-SG, à Bilbao, le 26 août 2020
La milieu islandaise de Lyon, Sara Björk Gunnarsdóttir, lors de la demi-finale de Ligue des champions face au Paris-SG, à Bilbao, le 26 août 2020 Alvaro BARRIENTOS POOL/AFP/Archives
4 mn
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Saint-Sébastien (Espagne) (AFP)

Pour Sara Björk Gunnarsdóttir, l'Olympique lyonnais était jusqu'à peu synonyme de cauchemar. Mais dimanche contre Wolfsburg, club qu'elle a quitté cet été, la recrue islandaise de l'OL peut enfin gagner la Ligue des champions, le "vieux rêve" d'une guerrière "sans limite".

La finale Lyon-Wolfsburg, dimanche à Saint-Sébastien? "C'est quelque chose que j'avais imaginé, après ma signature. Je me suis dit: +C'est ce qui va arriver+", raconte la milieu de 29 ans, vendredi dans un entretien à l'AFP.

Récente lauréate du championnat et de la Coupe d'Allemagne avec les "Louves", Gunnarsdóttir a rejoint le 1er juillet les Lyonnaises. Retenue par les quadruples championnes d'Europe pour disputer le "Final 8", elle a profité de la blessure d'Amandine Henry pour s'imposer comme titulaire.

Dimanche, la "situation étrange" qui la verra s'opposer à Pernille Harder, sa meilleure amie à Wolfsburg, n'entamera pas son désir de victoire. "C'est un match de football et tu veux gagner", évacue la N.8.

A Lyon, elle se dit "dans le bon environnement" parmi les stars de l'équipe, animées par un "fighting spirit" permanent: "Nous avons des grosses personnalités qui veulent gagner en permanence, que ce soit au tennis-ballon, à l'entraînement ou juste aux cartes", plaisante-t-elle.

Venue soulever des trophées, Gunnarsdóttir cherche aussi à effacer les douleurs que l'OL lui a infligées dans le passé.

La plus grosse cicatrice date de mai 2018, une finale de Ligue des champions perdue 4-1 face aux Françaises malgré l'ouverture du score en prolongation, où les Allemandes ont été réduites à dix.

"C'était vraiment tragique", rembobine la néo-Lyonnaise, blessée et contrainte de sortir en seconde période après avoir "repoussé (ses) limites". "C'est dur d'y repenser, depuis je veux me créer un souvenir heureux d'une finale de Ligue des champions et j'espère que ce sera dimanche".

- Blessures et doutes -

Soulever la Coupe d'Europe, "c'est un vieux rêve" auquel elle s'accroche depuis ses débuts comme professionnelle au FC Rosengård, club de Malmö avec qui elle a affronté l'OL en quart de finale (défaites 5-0 et 3-0) de l'édition 2012/13.

"Nous n'avions eu aucune chance. Je me suis dit: +Wow, tu dois travailler plus pour devenir meilleure+. Donc c'est un bon feeling d'être ici désormais", rigole-t-elle.

L'Islandaise au fort caractère, qui classe les voyages et la cuisine parmi ses hobbies, aime rappeler qu'elle a parcouru un chemin difficile pour arriver jusqu'à Lyon.

Joueuse de foot depuis ses 5 ans, elle a dû mettre sa passion entre parenthèses pendant deux longues années à l'adolescence, foudroyée par une déchirure des ligaments croisés puis une fracture du fémur. Son autobiographie intitulée Óstöðvandi, "Inarrêtable" en français, retrace cette épreuve.

"Pour moi, +inarrêtable+ fait référence aux obstacles que j'ai rencontrés. Un obstacle c'est toujours quelque chose qui débouche sur un comeback. Je me suis toujours battue pour revenir plus forte, avec l'envie d'en faire toujours plus".

Ses blessures et les doutes qui ont accompagné son départ en Suède, où elle a joué de 2011 à 2016 avant Wolfsburg, lui ont servi de moteur pour se surpasser, assure-t-elle.

"Après mes blessures, je me suis dit: +Il n'y a aucune limite, si je travaille dur je peux aller où je veux+. C'est une idée en laquelle j'ai besoin de croire".

Ses sources d'inspiration? Elle ne pouvait en trouver aucune parmi les joueuses de son enfance, alors elle s'est rabattue sur le grand Manchester United des années 1990 et 2000, Paul Scholes et Ryan Giggs en tête, qu'elle regardait à la télévision avec son père, admirateur de Leeds également.

Ses parents, justement, l'ont aidée à grandir et à croire en ses rêves. "Je voulais les rendre fiers et ils sont toujours aujourd'hui mes plus grands modèles. Ils m'ont montré comment travailler dur et comment bien me comporter, avec des bonnes valeurs".

Dimanche, huis clos oblige, sa famille devra se contenter du petit écran pour la voir briller. Avec l'espoir d'accrocher, enfin, une première étoile à son palmarès.

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