GP de Belgique de F1: des essais libres plus serrés qu'à l'accoutumée

Spa-Francorchamps (Belgique) (AFP)

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"Jamais été aussi proches cette saison", dixit Valtteri Bottas: avec quatre écuries aux avant-postes et les trois premiers des deux séances d'essais libres dans le même dixième vendredi, le Grand Prix de Belgique de Fl sera-t-il plus disputé que les manches précédentes ?

L'écurie du Finlandais, Mercedes, aborde les qualifications à 15h00 locales et françaises (13h00 GMT) samedi en ayant décroché six pole positions sur six et remporté cinq GP en 2020, mais les chronos du jour laissent penser que les écarts se sont resserrés.

"Je pense que Red Bull (qui domine de justesse la feuille des temps avec Max Verstappen en 1 min 43 sec 744/1000, ndlr) est un peu plus rapide pour le moment", synthétise le leader du championnat du monde, Lewis Hamilton. "Racing Point est au même niveau que nous et la Renault de Daniel Ricciardo est proche."

"C'est la septième course de la saison et le plateau va forcément se resserrer au fur et à mesure que les monoplaces se développent. C'est ce que l'on voit déjà ce week-end. Il faut comprendre pourquoi tout le monde a l'air plus proche. Avons-nous fait un pas en arrière ? Les autres un pas en avant ? Est-ce la piste ? Les niveaux d'appuis aérodynamiques de chacun ? Il va falloir travailler pour comprendre mais ça fera une course intéressante, c'est sûr", poursuit le Britannique de Mercedes, qui ne paraît toutefois pas trop préoccupé.

Lui et son équipier Bottas, qui fête ses 31 ans, se disent en effet plutôt satisfaits de leur voiture, pour un premier jour de roulage.

- Averses -

Et il n'est en plus pas impossible que la météo vienne chambouler tout cela, avec des averses lors des qualifications et de la course... Mais Hamilton et Verstappen sont parmi les plus habiles dans ces conditions.

Si l'épreuve se déroule encore à huis clos, avec des effectifs réduits pour limiter les risques de propagation du nouveau coronavirus, un changement est à signaler dans le paddock: le retour des emblématiques "motorhomes" aux couleurs des écuries, dans lesquels se tiennent en temps normal les réunions et où sont pris les repas. Pour permettre leur retour, le nombre de personnels autorisés par équipe est passé de 80 à 90.

Lors des manches précédentes, il avait fallu se contenter de tentes et de pré-fabriqués, ainsi que de repas servis par un prestataire unique.

- Calendrier -

Sur le front de la pandémie toujours, la Formule 2, qui officie en lever de rideau de la F1, s'est fait une frayeur. Le pilote Dan Ticktum a manqué les essais libres après un résultat de test PCR --obligatoire tous les cinq jours-- "non concluant". Un second examen s'est toutefois révélé négatif et le Britannique a été autorisé à prendre la piste.

En F1, le pilote mexicain Sergio Pérez (Racing Point) a manqué deux Grands Prix après avoir contracté la maladie.

Enfin, le promoteur du championnat du monde, Formula One, a donné des précisions sur la suite de la saison, quatre jours après avoir programmé quatre nouvelles courses en clôture en Turquie (15 novembre), à Bahreïn (29 novembre et 6 décembre) et Abou Dhabi (13 décembre).

La deuxième manche bahreïnie sera courue sur un tracé différent, plus court (3,543 km contre 5,412 km) et moins tortueux (11 virages contre 15), une fois la nuit tombée.

"Les simulations prévoient des temps au tour inférieurs à 55 secondes en qualifications et à 60 secondes en course", précise la F1. Les écarts devraient donc être plus serrés en "qualifs" et le trafic en piste être un enjeu à la fois des qualifications et de la course. "Ce sera peut-être un peu chaotique mais divertissant", anticipe le team principal d'AlphaTauri Franz Tost.