L'état de santé de l'opposant russe Alexeï Navalny montre "certaines améliorations"

L'opposant russe Alexeï Navalny a été hospitalisé d'urgence en Allemagne, le 24 août 2020, deux jours après avoir été victime d'un empoisonnement en Russie.
L'opposant russe Alexeï Navalny a été hospitalisé d'urgence en Allemagne, le 24 août 2020, deux jours après avoir été victime d'un empoisonnement en Russie. AP - Elena Ignatyeva

L'hôpital berlinois où Alexeï Navalny est soigné depuis son empoisonnement a annoncé, vendredi, des améliorations dans l'état de santé de l'opposant russe. Celui-ci est toujours dans le coma et sous assistance respiratoire.

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"Certaines améliorations" dans l'état de santé du principal opposant russe Alexeï Navalny ont été annoncées, vendredi 28 août,par l'hôpital berlinois, où il est soigné depuis qu'il a été victime d'un empoisonnement en Russie.

"Il y a eu certaines améliorations dans les symptômes causés par l'ingestion" d'une substance du groupe des inhibiteurs de la cholinestérase, à l'origine de l'empoisonnement, a affirmé l'établissement, l'hôpital de la Charité, dans un communiqué, précisant qu'il était cependant toujours plongé dans un coma artificiel et sous assistance respiratoire.

"Les médecins se gardent de tout pronostic"

De son côté, la porte-parole d'Alexeï Navalny, Kira Yarmyche, a confirmé dans un tweet qu'il n'y avait "pas actuellement de grave menace pour sa vie". "Néanmoins, les médecins se gardent toujours de tout pronostic", a-t-elle ajouté.

L'hôpital a réaffirmé qu'il n'était pas possible à ce stade de déterminer si l'opposant russe, âgé de 44 ans, porterait des séquelles à long terme "de ce lourd empoisonnement".

Lundi, deux jours après l'hospitalisation en urgence d'Alexeï Navalny en Allemagne, les médecins de la Charité avaient annoncé avoir diagnostiqué des traces d'empoisonnement avec une substance du groupe des inhibiteurs de la cholinestérase, auxquels appartiennent de redoutables armes chimiques appelées "agents innervants". Parmi eux, le fameux sarin, le VX ou encore le Novitchok russe, utilisé pour empoisonner l'ex-espion Sergueï Skripal et sa fille Ioulia en 2018 en Angleterre.

Les médecins russes ayant soigné Alexeï Navalny lors de son hospitalisation en Sibérie ont, eux, assuré ne pas avoir trouvé lors de leurs tests une telle substance dans l'organisme de l'opposant.

Principal opposant au pouvoir du président Vladimir Poutine, auteur de publications dénonçant la corruption des élites russes qui sont abondamment partagées sur les réseaux sociaux, Alexeï Navalny avait été transféré samedi de Sibérie à Berlin.

Berlin, Bruxelles, Paris, mais aussi Washington ont réclamé une enquête sur cet empoisonnement. Le Quai d'Orsay a notamment enjoint, mardi, les autorités russes à enquêter sur les circonstances de cet empoisonnement, qualifié d'"acte criminel", tandis que l'ambassade américaine à Moscou a, elle, réclamé une "enquête immédiate".

Avec AFP 

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