Macron déplore la "banalisation de la violence" qui s'est "durcie" après le confinement

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Paris (AFP)

Emmanuel Macron a déploré vendredi "une banalisation de la violence" qui s'est, selon lui, "durcie" à la sortie du confinement" et qui nécessite "une réponse républicaine rapide", lors d'une rencontre à Paris avec l'Association de la presse présidentielle.

"Quelque chose se passe dans notre société qui n'est pas neuf, mais qui sans doute s'est accéléré à la sortie du confinement, qui s'est durci: une forme de banalisation de la violence", a fait valoir le chef de l'Etat, en assurant que le gouvernement serait "intraitable".

Il a appelé à "remettre une vraie politique éducative, c'est-à-dire une politique de prévention; mais aussi une réponse républicaine - respectant les droits individuels - mais qui soit rapide et intelligible aussi bien pour la victime que pour" l'auteur présumé des faits.

Le président de la République a indiqué qu'il s'exprimerait sur le sujet la semaine prochaine à l'occasion des 150 ans de la République.

Les questions de sécurité et de justice figurent également parmi les "priorités" du séminaire gouvernemental de rentrée le 9 septembre. Pour l'occasion, Emmanuel Macron a dit avoir demandé aux ministres de l'Intérieur et de la Justice "quelques éléments additionnels à la stratégie, à la fois pour l'accélérer et répondre plus efficacement".

"Les violences qu'on évoque ont plusieurs formes: il y a celle qu'on connaît depuis 2016 à l'occasion de manifestations publiques qui est le fait de groupes plutôt organisés, extrémistes, qui ont une approche opportuniste, qui se greffent dans les manifestations pour avoir des gestes de violence; on a ensuite la violence liée à la drogue - le Covid a déstabilisé beaucoup de réseaux - et puis il y a la violence du quotidien", a énuméré le chef de l'Etat.