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Tennis: Osaka-Azarenka en finale à Cincinnati, Raonic attend Djokovic

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New York (AFP)

Au lendemain d'une pause historique, pour protester contre l'injustice raciale, Naomi Osaka, qui s'est ravisée après l'annonce de son boycott, s'est qualifiée pour la finale dames du tournoi de Cincinnati où elle affrontera Viktoria Azarenka, tout comme Milos Raonic chez les messieurs.

Le dernier finaliste sera connu dans la journée, à l'issue de la demi-finale entre le N.1 mondial Novak Djokovic, invaincu en 2020, et l'Espagnol Roberto Bautista Agut, 12e mondial.

En attendant de connaître l'affiche masculine, la féminine permettra peut-être à Osaka de décrocher, à seulement 22 ans, un sixième titre, après notamment deux en Grand Chelem (US Open 2019, Open d'Australie 2019).

La Japonaise, 10e mondiale, n'a laissé aucune chance à la Belge Elise Mertens, 22e mondiale, 6-2, 7-6 (7/5), sur le Grandstand de Flushing Meadows où est exceptionnellement délocalisé le tournoi en raison du coronavirus.

Preuve qu'elle a réussi à se concentrer sur le tennis, deux jours après l'annonce retentissante de son boycott - dans la foulée de celui des Milwaukee Bucks indignés par les tirs policiers contre Jacob Blake dans le Wisconsin -, et après s'être finalement ravisée lorsque les organisateurs du tournoi ont suspendu les matches prévus jeudi en signe de solidarité

Plus qu'une analyse de son match, elle s'est surtout confiée sur ses dernières 48 heures, au micro d'ESPN.

"Pendant la quarantaine, je voyais beaucoup de choses se passer. J'ai toujours pensé que ce serait bien si quelqu'un commençait à faire quelque chose dans le tennis. Et honnêtement, je suis plus une suiveuse qu'une leader... J'attendais et attendais. Et puis j'ai réalisé que je devrais peut-être être celle qui ferait le premier pas. C'est un peu ce qui s'est passé", a-t-elle expliqué.

- Victorieuse, Azarenka, mais agacée -

"J'ai voulu qu'il y ait une prise de conscience dans la bulle tennistique. Je pense avoir fait ce travail. J'ai eu peur que les autres joueurs et joueuses m'en veuillent d'avoir chamboulé le tournoi, mais je sais qu'ils me soutiennent", a ajouté Osaka, entrée sur le court vêtue d'un t-shirt "Black Lives Matter".

Son adversaire de samedi, Azarenka, a elle en tout cas préféré ne vouloir parler que de tennis après sa victoire contre la Britannique Johanna Konta (15e) en trois sets 4-6, 6-4, 6-1.

"Je ne veux pas parler de ça. Je ne veux parler que de tennis, je veux pouvoir me concentrer sur mon tennis. Et, peut-être, quand je serai prête à parler de ce qui se passe, de ce qui n'a rien à voir avec le tennis, je le ferai", a-t-elle dit très agacée en conférence de presse.

La Bélarusse, 59e mondiale, qui a plusieurs fois songé à mettre un terme à sa carrière ces dernières saisons, s'est déjà imposée dans le tournoi de Cincinnati en 2013, et tentera d'empocher son 21e titre sur le circuit WTA, le premier depuis 2016 à Miami.

Pour sa part, Milos Raonic, qui a soutenu, comme Elise Mertens ces dernières heures l'initiative d'Osaka, n'en a pas moins réussi à brillamment remporter sa demie face au Grec Stefanos Tsitsipas, 6e mondial, 7-6 (7/5), 6-3.

Le Canadien, 30e mondial, en quête d'un 9e titre sur le circuit ATP, après plus de quatre ans de disette, a d'abord été patient en remportant le premier set au jeu décisif, aucun des joueurs n'ayant concédé son service.

Au second, il a breaké à 3-1 et, s'appuyant notamment sur 12 aces, a conservé cet avantage pour remporter une deuxième victoire en autant de confrontations face à Tsitsipas, après leur 16e de finale au dernier Open d'Australie.

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