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Valérie Pécresse veut "relever la République" et "la France"

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Mennecy (France) (AFP)

L'ex-LR Valérie Pécresse, citée comme possible candidate à la présidentielle en 2022, a souhaité samedi à la rentrée de son mouvement Libres! "relever la République" et "la France", qui est à ses yeux "menacée" dans sa "souveraineté" et son "autorité".

"Notre République est aujourd'hui menacée, dans sa souveraineté économique, dans son autorité, dans sa cohésion. Et notre ardente obligation, c'est désormais de la relever", a lancé la présidente de la région Ile-de-France devant 2.000 militants réunis à Mennecy (Essonne), le même jour que la traditionnelle réunion des Républicains à La Baule.

"Nous voulons relever la République, nous voulons relever la France", a déclaré l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, confiant ressentir "comme jamais l'impérieuse nécessité de construire avec (ses militants) un avenir qui n'est pas écrit d'avance".

"Le temps est peut-être venu de faire entendre la voix d'une femme libre", a-t-elle aussitôt ajouté, sans dire encore si elle serait candidate à l'Elysée.

"J'aspire à une France qui rassemble ses différences dans le vaste drapeau tricolore, et pour cela il faut que ce drapeau soit fermement tenu", a-t-elle encore dit en mettant l'accent la sécurité.

Dans un message vidéo, le président du Sénat LR Gérard Larcher a souligné le "besoin de (se) rassembler", saluant les "idées" et les "talents" du mouvement de Mme Pécresse, qui avait démissionné des Républicains après leur déroute aux élections européennes en 2019 mais qui sera présente cette année à la rentrée de son ancien parti au Port-Marly (Yvelines) les 4 et 5 septembre.

Désireuse de "relever l'économie", Valérie Pécresse a dit refuser que la pandémie de Covid-19 "soit le prétexte d'une vague de désindustrialisation", et souhaité "réenraciner" le groupe automobile Renault "en terre de France".

"La souveraineté économique et financière, le produire en France, c'est la clé des emplois de demain", a fait valoir cette partisane de "travailler plus longtemps".

Elle a pointé dans la gestion de la crise sanitaire de "vieux réflexes soviétiques (...) : réquisition, contrôle administratif et centralisme démocratique", et demandé de "faire confiance aux collectivités", en présence de deux autres présidents de région, Hervé Morin (Normandie) et Jean Rottner (Grand Est).

L'Etat doit "se concentrer sur le régalien, l'ordre, la sécurité, la justice", a insisté Mme Pécresse, à l'instar de la droite qui s'est emparée de ces thèmes après plusieurs faits divers violents cet été.

Elle a fait applaudir les policiers et réclamé un "électrochoc d'autorité" ainsi que "l'impunité zéro" face aux "nouveaux barbares".

La présidente de l'Ile-de-France a aussi demandé que l'école "redevienne un sanctuaire" face aux violences, et défendu "la laïcité à la française" qui est "la loi au-dessus de la foi", interpellant le gouvernement à ce sujet: "est-il prêt à interdire le financement étranger opaque des cultes" et à "imposer le prêche en français".

Celle qui veut réinvestir l'écologie à droite a en outre attaqué "l'obscurantisme" des Verts qu'elle a associés à "l'ultra-gauche".

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