Ligue des champions : en finale, les Lyonnaises peuvent entrer dans l'histoire face à Wolfsburg

L'équipe de l'Olympique lyonnais, lors de la demi-finale contre le PSG, le 26 août 2020 à Bilbao.
L'équipe de l'Olympique lyonnais, lors de la demi-finale contre le PSG, le 26 août 2020 à Bilbao. REUTERS - POOL

En finale de la Ligue des champions, les Lyonnaises vont retrouver leurs grandes rivales de Wolfsburg, pour leur troisième confrontation à ce stade de la compétition. Les "Fenottes", quadruples tenantes du titre, tenteront de décrocher le 7e sacre continental de leur histoire.

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Les Lyonnaises sont une nouvelle fois en finale de la Ligue des champions, où elles affronteront dimanche 30 août à Saint-Sébastien Wolfsburg, lors d'un match qui aura un air de déjà vu. Elles s'étaient déjà montrées à la hauteur de leur rang en éliminant le Paris-SG en demi-finale.

Pour Lyon et Wolfsburg, ce sera leur troisième confrontation en finale. Les Louves allemandes avaient remporté la première manche en 2013, avant une double revanche des Lyonnaises en 2016 et 2018. Au sommet du football féminin européen, les deux clubs se sont partagés huit des neuf dernières couronnes.

"Je pense que ce sera une bataille tactique qui se jouera sur des petits détails. Wolfsburg est habitué à atteindre les demi-finales et à se qualifier pour la finale. C'est une équipe qui nous ressemble car elle gagne son championnat saison après saison", a ainsi résumé la gardienne Sarah Bouhaddi lors d'une interview avec le site de l'UEFA.

"Le mental des deux équipes est très fort. Les deux équipes vont tout laisser sur le terrain. Je pense que vous verrez beaucoup de passion, un match vraiment physique", a aussi décrit la milieu islandaise de Lyon Sara Björk Gunnarsdottir. La joueuse de 29 ans sait de quoi elle parle puisqu'elle a été recrutée en juillet en provenance de Wolfsburg.

Pour Jean-Luc Vasseur, l'entraîneur de l'OL, cette nouvelle arrivée est un véritable atout. "On a eu une petite discussion avec Sara Gunnarsdottir qui connait bien les joueuses puisqu’elle était dans cette équipe de Wolfsbourg il y a quelques semaines. C’est un avantage qu’on a. J’ai un staff aussi qui travaille et mes joueuses connaissent aussi bien leurs adversaires", a-t-il expliqué en conférence de presse, à la veille de ce choc.

Leurs meilleures ennemies

Sur le papier, les Lyonnaises font figures de favorites. L'OL va disputer sa 9e finale de Ligue des champions en 13 participations à l'épreuve, avec six victoires et deux défaites, tandis que Wolfsburg va jouer sa 5e finale pour deux victoires et deux défaites.

Pour l'ancienne joueuse des Louves Nadine Kessler, championne d'Europe en 2013 contre l'OL, les chiffres parlent d'eux-mêmes, "mais Wolfsburg reste une équipe très difficile à battre et qui a collecté de l'expérience en battant Lyon dans le passé".

Les joueuses de Jean-Luc Vasseur le savent. Il faudra se méfier de cette équipe qui va jouer sans complexe, malgré sa demi-finale contre le FC Barcelone (1-0) peu convaincante. "On s’attend à un match compliqué. Une finale de Ligue des Champions est souvent serrée et difficile", a résumé la capitaine Wendie Renard. "On connaît les équipes allemandes qui sont souvent très athlétiques. À nous de hausser notre niveau sur ce plan là. Mettre de l’intensité, gagner les duels, c’est très important. Nous sommes prêtes à aller au combat", a-t-elle insisté.

La défenseure a bien conscience qu'il va falloir montrer un autre visage dimanche. Les Lyonnaises n'ont pas été particulièrement tranchantes au tour précédent face au PSG (1-0). Elles ont longtemps buté contre le bloc défensif parisien, avant que Wendie Renard ne viennent offrir à ses coéquipières un billet pour la finale d'une tête libératrice à la 67e minute.

Des forfaits importants

Il faut dire que les quadruples championnes d'Europe en titre doivent composer avec l'absence de plusieurs cadres. Après les forfaits de Griedge Mbock et Ada Hegerberg avant le tournoi, s'est ajoutée la blessure en quart de finale de l'expérimentée milieu Amandine Henry, très incertaine pour la finale. L'attaquante anglaise Nikita Parris, suppléante de Hegerberg, est également suspendue après son exclusion face au PSG.

Mais les Fenottes peuvent compter sur des joueuses d'expérience avec Eugénie Le Sommer, quatrième meilleure buteuse de l'histoire en C1 (46 buts, à deux unités du podium), et Jodie Taylor, recrue anglaise venue d'OL Reign aux États-Unis, propriété du Groupe OL.

Même si elles ne manquent pas de motivation, les Lyonnaises savent en plus qu'elles peuvent entrer encore dans l'Histoire dimanche en décrochant un 5e sacre européen de rang. Seul le Real Madrid, chez les hommes, a réussi cet exploit de 1956 à 1960.

 

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