Terrorisme : plus de 8 000 personnes fichées S pour radicalisation en France
En déplacement au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé, lundi, que plus de 8 000 personnes sont à ce jour inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste.
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Au total, 8 132 personnes sont à ce jour inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), a annoncé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, lundi 31 août, lors d'un déplacement au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Selon le ministre, la menace terroriste "demeure extrêmement élevée sur le territoire". Celui-ci a notamment précisé que le "risque terroriste d'origine sunnite demeure la principale menace à laquelle est confronté notre pays".
La menace terroriste demeure à un niveau très élevé sur notre territoire. Depuis 2013, le travail quotidien et minutieux de nos services a permis de déjouer 61 attentats, dont 32 depuis 2017. Nous leur devons la plus grande reconnaissance. pic.twitter.com/gNsTUNxwtI
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) August 31, 2020
"Nous mènerons un combat sans relâche"
Deux jours avant l'ouverture du procès des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher, en janvier 2015, Gérald Darmanin a assuré que "la lutte contre le terrorisme islamiste était une grande priorité du gouvernement". "Nous mènerons un combat sans relâche (...) nous ne renoncerons jamais à traquer sans relâche ces ennemis de la République", a-t-il insisté.
Détaillant les formes de la menace terroriste, Gérald Darmanin a estimé que "malgré la défaite militaire de l'État islamique (...) la composante extérieure de la menace (action terroriste élaborée à l'étranger et projetée en France, NDLR), même si elle a diminué, devait continuer à faire l'objet de toute notre attention".
Néanmoins, pour lui, c'est "la menace endogène (projets d'actes terroristes élaborés sur le territoire, NDLR) qui est "la plus prégnante et la plus forte". "Elle est nourrie par la propagande des groupes terroristes, inspirée des vétérans du Jihad mais également par l'emprise que les tenants d'un islam radical s'efforcent d'avoir dans certains de nos quartiers", a-t-il ajouté.
Ma venue au siège de la DGSI, la veille de l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015, est l’occasion de rappeler que nos forces œuvrent quotidiennement à la lutte contre le terrorisme.
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) August 31, 2020
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Augmentation des effectifs de la DGSI
Face à l'ampleur des défis dans la lutte contre le terrorisme, Gérald Darmanin a mis l'accent sur les moyens supplémentaires alloués à la DGSI, qui verra ses effectifs augmenter de "1 260 agents dans tout le quinquennat".
Il a confirmé que cette direction déménagerait prochainement, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), grâce à l'achat effectué en début d'année des terrains auparavant occupés par le journal Le Parisien. L'opération "se chiffre à plus d'un milliard d'euros", a-t-il précisé.
Abordant la question de la libération prochaine des "505 détenus terroristes islamistes en lien avec la mouvance islamiste", auxquels il a ajouté "702 détenus de droit commun susceptibles de radicalisation", il a fait valoir qu'il s'agissait d'un "défi sécuritaire majeur". "En 2020, a-t-il dit, les prévisions de libération sont évaluées à 45 détenus pour des faits d'association de malfaiteurs terroristes", et en 2021 à "63 terroristes islamistes condamnés".
Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs appelé à la vigilance concernant "d'autres formes d'action" émanant "de groupuscules radicaux ou d'individus isolés partisans du recours à la violence". Il a cité à cet égard l'arrestation, en mai dernier, à Limoges, d'un "suprémaciste", qui voulait s'en prendre à des lieux de cultes juifs.
Avec AFP
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