Wall Street, à des sommets, hésite à l'ouverture

New York (AFP)

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La Bourse de New York hésitait sur la direction à suivre lundi à l'ouverture, après avoir atteint de nouveaux records et face à un grand remue-ménage au sein de son indice vedette.

Vers 13H55 GMT, le Dow Jones Industrial Average cédait 0,59% à 28.485,09 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, gagnait 0,30% à 11.731,09 points.

L'indice élargi S&P 500 reculait de 0,16% à 3.502,28 points.

Portée par la banque centrale américaine et certaines stars de la tech, Wall Street avait emmené le Nasdaq et le S&P 500 à des niveaux inédits la semaine dernière tandis que le Dow Jones a retrouvé son niveau de début d'année vendredi.

Sur la semaine, le Dow Jones a gagné 2,6% tandis que le Nasdaq (+3,4%) et le S&P 500 (+3,3%) ont fini en hausse pour la cinquième semaine de suite.

Pour Patrick O'Hare de Briefing, les investisseurs manquent simplement lundi d'un peu de "conviction pour le dernier jour d'août".

La séance était pourtant marquée par la mise en oeuvre de plusieurs évolutions importantes.

Les groupes ExxonMobil (-1,76%), Pfizer (-0,61%) et Raytheon Technologies (-0,04%) sont en effet officiellement sortis du Dow Jones pour être remplacés par Salesforce (-0,25%), Amgen (-0,33%) et Honeywell (-0,86%).

Apple (+2,66%) voit par ailleurs le prix de son action divisé par quatre, ce qui fait passer son poids au sein du Dow Jones d'environ 12% à 3%. La représentation des entreprises au sein de l'indice est en effet calculée en fonction du prix de l'action.

La fabricant de voitures électriques Tesla voit aussi le prix de son action divisé par cinq (+2,60%).

Ces opérations ne changent pas la valeur en Bourse de ces sociétés mais sont censées permettre de rendre les titre plus accessibles aux petits actionnaires en abaissant leur prix à l'unité.

"Bien que les changements ne soient que cosmétiques, l'histoire montre que les investisseurs particuliers utilisent souvent les scissions d'actions comme des opportunités pour accéder à des noms populaires qui leur étaient jusqu'alors trop coûteux", remarque JJ Kinahan de TD Ameritrade. "Si cela se produit, cela pourrait aider à renforcer la progression des méga-capitalisations", ajoute-t-il.

Les investisseurs restent aussi en retrait, selon lui, en attendant le rapport mensuel sur le chômage vendredi et le week-end de trois jours qui suivra.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait, à 0,7179% contre 0,7211% vendredi soir.