Un mois après la double explosion à Beyrouth, les sauveteurs cherchent un éventuel survivant

Des sauveteurs fouillent dans les décombres d'un bâtiment très endommagé dans Beyrouth, à la recherche d'éventuels survivants, le 3 septembre 2020.
Des sauveteurs fouillent dans les décombres d'un bâtiment très endommagé dans Beyrouth, à la recherche d'éventuels survivants, le 3 septembre 2020. © Joseph Eid, AFP

Dans un quartier de Beyrouth, dévasté par la double explosion survenue au port le 4 août, des scanners thermiques ont détecté, jeudi, des battements de cœur sous les gravats. Des secouristes sont toujours à la recherche, vendredi, d'un éventuel survivant.

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Un mois après la double explosion au port de Beyrouth, un survivant pourrait être découvert. Des secouristes sont à la recherche, vendredi 4 septembre, d'un éventuel survivant sous les décombres.

La veille, une équipe spécialisée de secouristes chiliens, récemment dépêchée à Beyrouth, a repéré des pulsations sous les décombres d'un bâtiment de la rue Gemmayzé, grâce à un chien renifleur et des scanners thermiques, a annoncé le gouverneur de la capitale libanaise.

Dans l'espoir de retrouver un survivant de la double explosion, qui a détruit le 4 août des pans entiers de Beyrouth, faisant 191 morts et blessant plus de 6 500 personnes, des membres de la Défense civile et des secouristes ont soulevé à la main les gravats du bâtiment vendredi matin, a constaté un photographe de l'AFP. Deux grues ont permis dans la nuit de retirer des murs qui menaçaient de tomber.

"Battements cardiaques"

"Nous travaillons sans arrêt. Nous avons enlevé des décombres, mais nous ne sommes pas encore parvenus à un résultat", a déclaré à l'AFP le directeur des opérations de la Défense civile, George Abou Moussa.

Le gouverneur de Beyrouth, Marwan Abboud, a déclaré jeudi à des journalistes qu'il pourrait y a avoir un ou deux corps, et peut-être un survivant, les appareils ayant permis de détecter des "battements cardiaques".

"Après avoir enlevé les gros gravats, nous avons effectué de nouveaux tests pour surveiller le rythme cardiaque ou la respiration, et cela a révélé un faible rythme [...] sept battements par minute", a déclaré, vendredi 4 septembre, Nicolas Saadeh, qui coordonne les recherches entre l'équipe chilienne et la Défense civile. La veille, un rythme de 16 à 18 battements par minute avait été détecté.

Les recherches sont d'autant plus difficiles que le bâtiment n'est plus qu'un tas de gravats.

L'espoir de retrouver d'autres survivants

Le Liban ne possède ni l'équipement ni les capacités techniques pour gérer de telles catastrophes. Plusieurs pays ont rapidement dépêché des équipes de secours et d'assistance technique après l'explosion.

L'arrêt des recherches sous le bâtiment durant la nuit a provoqué la colère de certains Libanais sur les réseaux sociaux.

L'armée a affirmé dans un communiqué, vendredi, que les travaux avaient été suspendus pendant deux heures à minuit "en raison du risque d'effondrement d'un des murs fissurés du bâtiment".

L'annonce, jeudi, d'un éventuel survivant sous les décombres a ravivé l'espoir de retrouver d'autres survivants, même si cela reste peu probable, quatre semaines après le drame.

Sept personnes sont toujours portées disparues, d'après l'armée libanaise.

Avec AFP

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