Virus: la France présente son plan de relance, l'enquête sur la gestion mondiale de la pandémie débute

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Paris (AFP)

La France a annoncé jeudi un plan de relance de 100 milliards d'euros sur deux ans, dans l'espoir de surmonter l'épreuve de l'épidémie de coronavirus, au moment où le comité indépendant d'évaluation sur la gestion mondiale de la pandémie débute son enquête.

Avec ce plan de relance, le gouvernement entend préparer la France de 2030 et aller au-delà du seul rebond de l'économie durement frappée par la crise provoquée par la pandémie de Covid-19, même si sa priorité reste l'emploi.

"La France a tenu mais elle est incontestablement affaiblie", a souligné le Premier ministre Jean Castex en présentant à Paris ce plan d'une "ambition et d'une ampleur historiques".

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont de leur côté baissé aux États-Unis, repassant sous le million, et sont inférieures aux attentes des analystes, selon les chiffres publiés jeudi par le département du Travail.

Le nombre total d'allocataires du chômage aux Etats-Unis a également reculé, avec un peu plus de 13 millions de personnes au cours de la semaine du 16 au 22 août, selon des données publiées avec une semaine de décalage.

- "Un livre ouvert" -

L'enquête sur la gestion mondiale de la pandémie, l'une des pires crises sanitaires qu'ait connu la planète, a pris son envol jeudi, l'OMS, très critiquée pour sa réponse au Covid, ayant promis un accès complet à ses dossiers au comité indépendant d'évaluation.

"L'OMS nous a clairement indiqué que ses dossiers étaient un livre ouvert. Tout ce que nous voulons voir, nous le verrons", a assuré lors d'une conférence de presse virtuelle l'ancienne Première ministre néo-zélandaise Helen Clark, co-présidente du comité d'évaluation avec l'ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf.

L'espoir d'un meilleur traitement de la maladie a émergé du Royaume-Uni où une étude démontre que l'hydrocortisone, un stéroïde peu coûteux, permet de réduire d'environ 20% le risque de décès des patients atteints de formes graves de la maladie Covid-19.

L'hydrocortisone, un anti-inflammatoire répandu dans le milieu médical, permet d'augmenter "les chances de survie" mais aussi "d'accélérer la guérison" des patients atteints des formes les plus sévères du nouveau coronavirus, a expliqué jeudi à l'AFP Anthony Gordon, chercheur de l'Imperial College de Londres, à la tête de l'équipe britannique participant à cette étude internationale.

La pandémie a fait au moins 864.510 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles jeudi à 16h00 GMT.

Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec près de 186.000 décès pour 6,1 millions de cas recensés, selon le comptage de l'université Johns Hopkins.

L'épidémie continue également de progresser au Brésil où le nombre de cas frôle désormais les quatre millions, selon le dernier décompte officiel publié mercredi.

- Combinaisons étanches -

Le continent asiatique quant à lui a dépassé jeudi la barre fatidique des 100.000 décès depuis la découverte de la maladie en décembre, selon un comptage réalisé par l'AFP à partir de sources officielles.

L'Inde est le pays le plus touché avec près de trois quarts des décès recensés dans la région (67.376 morts pour 3.853.406 cas), suivie par l’Indonésie (7.616 décès, 180.646 cas) et le Pakistan (6.328 décès, 297.014 cas).

Le continent, qui avait réussi à contrôler le virus après sa découverte en décembre, fait face à une augmentation du nombre quotidien de cas et de décès recensés depuis le mois d’août, avec près de 90.000 cas et 1.200 morts quotidiens en moyenne depuis une semaine. Par rapport à la semaine précédente, cela représente une augmentation de 11% du nombre de cas et 6% du nombre de décès.

En dépit de ces mauvaises nouvelles, une reprise progressive des vols internationaux vers Pékin a débuté jeudi avec des passagers accueillis par le personnel de l'aéroport vêtu de combinaisons étanches.

Les autorités chinoises ont autorisé l'arrivée de vols internationaux à Pékin en provenance d'une sélection de pays comme la Thaïlande, la Suède, ou le Canada, considérés comme des pays à faible risque pour les contaminations transfrontalières.

En Norvège les autorités ne rigolent pas avec les mesure de quarantaine: la police a annoncé jeudi l'expulsion d'un voyageur étranger qui avait enfreint les règles de quarantaine, en sus d'une interdiction d'entrer sur le territoire norvégien pendant deux ans et d'une amende de 1.900 euros.