L1: les cas de Covid-19 au Paris SG compliquent le calendrier

Publicité

Paris (AFP)

Les vacances à Ibiza des joueurs du Paris SG font des vagues jusqu'en Ligue 1, où l'on redoute que les six cas de Covid-19 déclarés n'entraînent de nouveaux reports dans un calendrier déjà compliqué.

Quand Lens-PSG se jouera-t-il? Reporté une première fois au 10 septembre, à la demande du club parisien, qui voulait du repos après sa finale européenne perdue contre le Bayern Munich (1-0), le match très attendu à Bollaert-Delelis risque d'être encore ajourné... à moins que le protocole ne change.

Selon la règle en vigueur, le PSG dépasse les quatre cas dans l'effectif sur huit jours glissants.

Lundi, Neymar, Angel Di Maria et Leandro Paredes ont été contrôlés positifs. Jeudi, au tour de trois nouveaux joueurs, dont le capitaine Marquinhos, et Mauro Icardi et Kaylor Navas, deux noms révélés par L'Equipe mais non confirmés par le club.

Tous les six ont fait la fête à Ibiza, où leur manque de distanciation sociale a largement été relayé sur les réseaux sociaux, ce qui a fait grincer quelques dents.

"C'est du foutage de gueule après déjà un premier report. Là, partir en vacances tous ensemble, avec les sorties nocturnes... C'était sûr que cela arriverait", pestait Loïc Willer, président des North Devils, un groupe de supporters lensois, interrogé par un correspondant de l'AFP.

- Modifier le protocole -

Si le match devait être maintenu, Thomas Tuchel serait privé de six cadres à cause du virus. L'entraîneur parisien devrait aussi se passer des ses internationaux français Kylian Mbappé et Presnel Kimpembe, sélectionnés avec les Bleus pour affronter la Croatie deux jours avant le match à Lens.

Son groupe serait également encore très diminué pour le "Clasico" contre Marseille, le 13 septembre. Neymar, Di Maria et Paredes, positifs le 31 août, seront encore en quatorzaine.

Les choses peuvent encore bouger si la Ligue de football professionnel (LFP) parvient à valider la modification de son protocole.

Le sujet est à l'étude, mais de telles décisions sont prises à très haut niveau, par le centre interministériel de crise (CIC).

Or, les services de l'État ont déjà balayé la requête de l'Union cycliste internationale (UCI) d'amender le protocole pour le Tour de France, le matin même du départ de la course et alors qu'un assouplissement des règles avait été annoncé la veille. Ils ne seront peut-être pas enclin à exaucer les vœux du monde du foot.

"On attend le retour de l'État, mais lors du CA de la Ligue mercredi matin, on a avancé sur le sujet du protocole", explique cependant à l'AFP Laurent Nicollin, le président de Montpellier.

- "Peu de dates libres" -

"On recherche un système où les clubs présenteraient une liste de 35 noms, avec 20 noms valides pour pouvoir jouer", détaille le dirigeant.

Rappelant que "la première priorité est évidemment l'aspect sanitaire", le président de Nice, Jean-Pierre Rivère assure pour sa part à l'AFP que "tout le monde est désormais conscient que les règles médicales en vigueur en ce début de saison peuvent compliquer sérieusement la compétition".

"Notre calendrier comporte peu de dates libres disponibles", prévient le dirigeant niçois. Et "s'il n'y a pas de solution idéale, il faut s'adapter, jouer dans les conditions les plus sûres pour ne surtout pas revenir pas revenir à la situation vécue en mars".

Interrogé pour savoir s'il était inquiet pour le calendrier, Nicollin explique qu'il le serait "si le protocole n'était pas modifié. Avec trois cas, cela peut être compliqué".

Ce système proposé par la LFP "limiterait pour nous le handicap", mais, ajoute-t-il, "on doit apprendre à jouer sans certains joueurs. On a joué notre premier match sans Delort (défaite à Rennes 2-1), d'autres le feront sans Icardi ou Neymar".

Nicollin n'a pas voulu jeter la pierre aux joueurs parisiens contaminés. "C'est tellement facile" de critiquer. "Le virus circule et on l'attrape dans le rue ou n'importe où, plaide Nicollin. On n'est pas à l'abri de faire un repas de famille à la maison ou une grillade. Trois jours après, la moitié des gens ont chopé le virus car le petit-neveu est sorti la veille. Il faut arrêter de voir la vie plus blanc que blanc".

cto-eba-jmc-jgi/fbr/bk