La chanteuse belge Annie Cordy est décédée

La chanteuse et comédienne belge Annie Cordy, photographiée en 2015.
La chanteuse et comédienne belge Annie Cordy, photographiée en 2015. © AFP

La reine du music-hall et chanteuse populaire Annie Cordy est décédée vendredi à l'âge de 92 ans. Du Lido au grand écran, amuseuse professionnelle mais aussi actrice émouvante au cinéma, elle marqué plusieurs générations de Français. 

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La chanteuse belge Annie Cordy, interprète de succès populaires comme "Tata Yoyo" et "La bonne du curé", est décédée vendredi 4 septembre à l'âge de 92 ans, à Vallauris, près de Cannes, a indiqué sa nièce Michèle Lebon.

"Elle a fait un malaise vers 18 h. Les pompiers sont arrivés très vite, ont tout tenté pour la ranimer", a indiqué sa nièce qui vivait avec elle depuis des années. "Elle est partie en quelques minutes", a-t-elle ajouté. 

La reine du music-hall français a consacré sa vie à la scène où elle ne voulait donner "Que du bonheur", titre d'un spectacle jazz et swing qu'elle donna au Casino de Paris et à L'Olympia. 

Meneuse de revue au Lido

Léonie Cooreman est née à Laeken, quartier de Bruxelles, le 16 juin 1928. "La France est mon pays et la Belgique, ma patrie", disait-elle.

Blonde piquante, Annie Cordy a débuté dans des orchestres en chantant des standards américains, avant d'être engagée comme meneuse de revues au Bœuf sur le Toit à Bruxelles, puis à Paris au Lido en 1950, où elle devient Annie Cordy.

D'opérettes en comédies musicales ("La Route fleurie" avec Georges Guétary et Bourvil, "Visa pour l'amour" avec Luis Mariano, "Hello Dolly"), en passant par le rire, la chanson, le théâtre, le cinéma et les téléfilms, l'infatigable fantaisiste fait preuve d'un perfectionnisme quasi maniaque. Elle enchaîne répétitions, tournées, enregistrement de chansons et plateaux de cinéma, à un rythme impressionnant.

De Chabrol à Jean-Paul Rouve

Et l'amuseuse professionnelle était également une excellente actrice. Après avoir débuté avec Sacha Guitry ("Si Versailles m'était conté", 1953), elle a élargi et ému son public par des rôles dramatiques dans "Le Passager de la pluie" de René Clément, "Le Chat" (Pierre Granier-Deferre) ou "La Rupture" (Claude Chabrol). 

En 2015, elle sonne tout aussi juste dans son rôle de grand-mère fugueuse dans "Les souvenirs" de Jean-Paul Rouve.

À l'occasion de ses 90 ans en 2018, Bruxelles avait baptisé un parc à son nom. "Cela fait un effet incroyable d'être ainsi reconnue par les siens", avait déclaré l'artiste à l'AFP, très émue par cet hommage dans son pays natal.

Avec AFP

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