Covid-19 en France : le nombre de contaminations journalières en baisse avec 7 071 nouveaux cas

Un patient se fait tester pour la Covid-19 à Paris, le 2 septembre 2020.
Un patient se fait tester pour la Covid-19 à Paris, le 2 septembre 2020. © Christian Hartmann, Reuters

7 071 nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été enregistrés en France au cours des dernières 24 heures, dimanche. Un chiffre en baisse par rapport aux 8 550 contaminations recensées samedi.

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La France a enregistré, dimanche 6 septembre, 7 071 nouveaux cas de contamination au Covid-19 en 24 heures. Un chiffre en-deçà des 8 550 nouvelles contaminations annoncées la veille par Santé Publique France, ainsi que du record dévoilé vendredi avec 8 975 cas.

Le nombre de nouvelles hospitalisations sur les sept derniers jours s'établit à 1 704, contre 1 661 samedi, et le nombre d'admissions en réanimation pour les cas graves d'infection au Covid-19 à 288, soit trois de plus que samedi.

De plus, 58 nouveaux "clusters" ont été détectés en 24 heures, sur un total de 528 en cours d'investigation, dont 214 dans des Ehpad.

Le taux de positivité (part des cas positifs, au sein de l'ensemble des personnes testées sur 7 jours) continue parallèlement d'augmenter : il a atteint 4,9 % dimanche, contre 4,3 % en milieu de semaine.

Enfin, trois décès supplémentaires ont été enregistrés dans les hôpitaux au cours des dernières 24 heures, soit 20 225 en tout. En incluant les décès intervenus dans les Ehpad et autres établissements sociaux et médico-sociaux, le bilan total depuis le début de l'épidémie de Covid-19 en France s'élève désormais à 30 701 décès.

"Il y aura une augmentation du nombre de cas graves"

Si le nombre de cas graves en réanimation, inférieure à 500 selon les dernier chiffres disponibles, reste très loin des niveaux enregistrés en mars-avril, au plus fort de la crise sanitaire (il avait culminé à plus de 7 000), le ministre de la Santé Olivier Véran a prévenu qu'il allait augmenter, mécaniquement, dans le sillage de la hausse des contaminations.

"Ce que je peux vous dire d'ores et déjà, c'est que l'hospitalisation et l'admission en réanimation n'est que le reflet de la situation épidémique d'il y a deux semaines et donc il est évident que dans les quinze prochains jours, il y a aura une augmentation, pas massive mais une augmentation quand même, du nombre de cas graves", a-t-il déclaré samedi sur BFMTV.

"On a une croissance aujourd'hui de 30 % du nombre de cas par semaine, de 15 % du nombre d'hospitalisations. Si on continue avec ce même rythme, on arrivera sur une situation critique en décembre dans plusieurs régions de France", a averti dimanche l'épidémiologiste Antoine Fontanet sur LCI.

À Marseille, plusieurs médecins sont d'ailleurs montés au créneau pour alerter sur la tension montante dans les hôpitaux, à l'instar du Dr Hervé Chambost, directeur médical de crise, qui assure que "les personnes à risque présentent de nouveau des formes graves et se retrouvent actuellement en réanimation".

Sept nouvelles zones rouges

Parallèlement, le gouvernement a placé dimanche sept nouveaux départements en "zone rouge", laquelle couvre désormais plus du quart des départements, dont quatre en Outre-mer.

Malgré ce contexte préoccupant, le gouvernement envisage d'assouplir une des mesures appliquées dans le cadre de la lutte contre le coronavirus : la "quatorzaine", cette période de deux semaines d'isolement préconisée aux malades et aux fameux "cas contacts" (susceptibles d'avoir été contaminés), pour limiter la transmission du Covid-19, pourrait être raccourcie, comme l'a indiqué Olivier Véran.

Le ministre a indiqué samedi qu'il avait demandé "aux autorités scientifiques de donner un avis pour savoir si on ne peut pas réduire" la période d'isolement pour les cas contacts, estimant que "cette fameuse quatorzaine (...) est sans doute trop longue".

"Ça sera envisagé lors du prochain Conseil de défense", a affirmé la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, dans Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

L'accès aux tests est quant à lui un sujet de préoccupation grandissant, les files d'attente et les délais de plus en plus longs pour obtenir les résultats amoindrissant l'efficacité de la riposte face au Covid-19. Mais selon Olivier Véran, il devrait s'améliorer d'ici "deux, trois semaines au plus tard".

Avec Reuters et AFP

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