Dans la presse

Employées de maison africaines démunies à Beyrouth : "Une hiérarchie raciste"

Des centaines d'employées de maison immigrées livrées à elles-mêmes à Beyrouth
Des centaines d'employées de maison immigrées livrées à elles-mêmes à Beyrouth © France 24

Dans la presse, ce lundi 7 septembre, la détresse des employées de maison africaines de Beyrouth, livrées à elles-mêmes depuis l’explosion dans la capitale libanaise début août. Les interrogations sur l’avenir du Hirak algérien, en suspens depuis le début de l’épidémie de Covid-19. Le problème de l’engorgement des laboratoires médicaux en France, en raison de la très forte hausse du nombre de dépistages de Covid. Et deux performances sportives.

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Dans la presse, ce matin, les interrogations sur Hirak, en Algérie, où le mouvement de contestation semble marquer le pas, depuis l’épidémie de Covid-19.

A deux mois du référendum sur la Constitution promis par le pouvoir, Arab News se demande si le mouvement va repartir, à l’approche de la consultation - une hypothèse probable, selon la politologue Louisa Driss Aït, citée par le quotidien saoudien, qui fait état de la «frustration» des Algériens face à la répression des manifestants, à la récession économique et à la hausse du chômage. «Le mois dernier, deux journalistes ont été condamnés à 2 et 3 ans de prison pour voir couvert le Hirak», rappelle Arab News. Une décision critiquée par les associations de défense des droits de l’Homme, qui suivent également de près les poursuites engagées contre autre reporter algérien, Khaled Drareni, dont l’issue du procès en appel sera fixée demain. Le correspondant de TV5MONDE et Reporters Sans Frontières en Algérie a lui aussi été condamné à trois ans de prison ferme, pour ses reportages durant les manifestations du Hirak.

Préoccupations également quant au sort de nombreuses migrantes, employées de maison à Beyrouth, livrées à elles-mêmes, depuis l’explosion dans la capitale libanaise, le 4 août dernier. D’après The Guardian, des centaines de de femmes, pour la plupart d’origine africaine, et jusque-là employées comme gardes d’enfant, se retrouvent totalement démunies, depuis que leurs employeurs libanais ne peuvent plus, ou ne veulent plus les payer, ni même les garder chez eux, certains de ces employeurs les auraient même purement et simplement expulsées de leur domicile, et déposées devant les consulats de leurs pays - qui se disent, eux, démunis face à l’absence de ressources de ces femmes, pour les rapatrier, et démunis, aussi, face aux lourdeurs de l’administration libanaise. Le quotidien britannique explique que ces domestiques sont victimes d’un système répandu dans le monde arabe, la «kafala», un système de parrainage des travailleurs migrants, qui offre aux employeurs un contrôle total sur leurs employés. Ces immigrés se retrouvent souvent sans passeports et obligés de payer des frais, s'ils veulent repartir chez eux, que ce soit en cas d’expiration de leurs contrats, ou même s’ils sont victimes de maltraitances. The Guardian décrit un système fondé sur «une hiérarchie raciste», dans laquelle les travailleuses et les travailleurs africains se retrouvent tout en bas de l’échelle, les femmes à la peau foncée étant les moins chères embaucher, les plus désespérés et donc, le plus souvent victimes d’abus.

En France, il est beaucoup question du problème de l’engorgement des laboratoires médicaux confrontés à la très forte hausse du nombre de dépistage Covid. D’après La Croix, malgré le million de tests réalisés chaque semaine, les files d’attente et les délais pour obtenir les résultats s’allongent, ce qui a pour conséquence de ralentir à la fois l’isolement des malades et l’identification des cas contacts. Un problème qui amène certains épidémiologistes à demander un meilleur ciblage des prélèvements, pour donner la priorité aux personnes avec des symptômes et à celles qui risquent le plus d’avoir été contaminées. D’autres spécialistes estiment, eux, qu’il faudrait surtout tester davantage : «Un million de tests, c’est ridicule», assure l’un d’entre eux dans les colonnes de 20 minutes, qui fait aussi état des réflexions du gouvernement sur une possible réduction de la durée de la quarantaine de quatorze à sept jours, en cas de test positif.

Enfin, je vous propose de jeter un cil à L’Equipe, qui salue la victoire, hier, de Pierre Gasly, à Monza, au grand prix d’Italie, la première victoire française en Formule1 depuis 1996. Toujours à la rubrique performance sportive, The Guardian rapporte qu’un Autrichien a réussi, samedi, à passer plus de deux heures et demie dans la glace, battant ainsi son propre record. Un exploit que Josef Koerbel, un beau bébé tout de même, attribue à sa capacité à «combattre la douleur en visualisant mentalement des images et des émotions positives»…

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