L'ex-président équatorien Rafael Correa condamné en cassation

Rafael Correa à Bruxelles le 8 octobre 2019.
Rafael Correa à Bruxelles le 8 octobre 2019. © François Lenoir, Reuters (archives)

La Cour suprême de l'Équateur a confirmé lundi la peine de huit ans de prison prononcée en avril à l'encontre de l'ex-président Rafael Correa. Après un dernier recours que peut encore déposer la défense, ce dernier sera interdit à vie de se présenter à une élection.

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En Équateur, la justice a confirmé lundi 7 septembre en cassation la condamnation de l'ex-président Rafael Correa à huit ans de prison pour corruption, mettant un terme à ses espoirs de briguer la vice-présidence du pays lors des élections de février prochain.

Un tribunal de la Cour suprême a "à la majorité (...) rejeté les recours en cassation déposés par les appelants et confirme la sentence pour corruption" prononcée en avril contre l'ex-président (2007-2017) et 17 autres personnes, dont des ex-ministres et des chefs d'entreprise, a indiqué le tribunal.

Rafael Correa vit en Belgique depuis 2017 et la fin de son dernier mandat alors qu'il ne faisait encore l'objet d'aucun procès. Jugé par contumace, sa première condamnation en avril avait été confirmée mi-juillet en appel. Il avait annoncé mi-août son souhait de briguer la vice-présidence de l'Équateur au sein d'une coalition de gauche.

Pots-de-vin

"Ils l'ont finalement fait. En un temps record, ils ont obtenu une sentence 'définitive' pour me disqualifier en tant que candidat", a indiqué Rafael Correa sur les réseaux sociaux. "Ils ne comprennent pas que tout ce qu'ils font, c'est accroître mon soutien populaire. Je vais bien. Souvenez-vous : la seule chose qu'ils nous condamnent à faire, c'est de gagner", a-t-il ajouté.

Après un dernier recours que peut encore déposer la défense, l'ancien président sera interdit à vie de se présenter devant les électeurs, ainsi que l'établit la Constitution du pays dans les cas de corruption.

La Cour de justice a estimé que Rafael Correa et plusieurs de ses anciens collaborateurs avaient bien reçu des pots-de-vin en échange de contrats avec diverses entreprises. L'ancien président se dit innocent et dénonce un complot fomenté par son rival, son ancien vice-président et actuel président, Lenin Moreno.

Rafael Correa fait également l'objet d'une enquête pour l'enlèvement en 2012 en Colombie du responsable de l'opposition Fernando Balda. Selon la législation équatorienne, il ne peut toutefois pas être jugé par contumace pour ce crime.

Avec AFP

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