Israël et Bahreïn annoncent un accord "historique" de normalisation de leurs relations

Bahreïn et Israël ont conclu un accord de normalisation de leurs relations, ont annoncé, vendredi 11 septembre, les dirigeants des deux États.
Bahreïn et Israël ont conclu un accord de normalisation de leurs relations, ont annoncé, vendredi 11 septembre, les dirigeants des deux États. © Joseph Eid, AFP

Israël et Bahreïn ont conclu vendredi un accord de normalisation de leurs relations, un mois après l'accord historique entre les Émirats arabes unis et l'État hébreu. L'annonce a également été faite par Donald Trump, alors que l'accord doit être officiellement signé à la Maison Blanche la semaine prochaine.

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Une "étape historique en direction de la paix au Moyen-Orient". Bahreïn et Israël ont conclu un accord de normalisation de leurs relations, ont annoncé, vendredi 11 septembre, les dirigeants des deux États et le président américain Donald Trump dans un communiqué commun.

"L'ouverture d'un dialogue direct sur la création de liens entre ces deux sociétés dynamiques et économies développées va permettre de confirmer la transformation du Moyen-Orient et accroître la stabilité, la sécurité et la prospérité dans la région", est-il écrit dans ce communiqué.

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La décision de Bahreïn suit celle qu'ont prise au mois d'août les Émirats arabes unis, provoquant une vague de réprobation dans certaines parties du monde arabo-musulman.

"Citoyens d'Israël, je suis ému de vous informer que ce soir, nous parviendrons à un autre accord de paix avec un autre pays arabe, Bahreïn. Cet accord s'ajoute à la paix historique avec les Émirats arabes unis", a ainsi déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, dans un communiqué en hébreu.

Cérémonie de signature mardi

"Encore une percée historique aujourd'hui !", a également annoncé sur Twitter le président américain, Donald Trump. "Nos deux grands amis Israël et Bahreïn ont conclu un Accord de Paix", a-t-il ajouté.

Bahreïn et Israël partagent avec d'autres pays arabes de la région la même hostilité à l'égard de l'Iran, que Manama accuse d'instrumentaliser la communauté chiite de Bahreïn contre la dynastie sunnite au pouvoir.

Lors d'une visite du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo à Manama fin août, le roi de Bahreïn avait réaffirmé que son pays soutenait la création d'un État palestinien, semblant rejeter implicitement l'appel de Washington à établir rapidement des relations avec Israël.

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Le communiqué commun diffusé par Washington précise que Bahreïn se joindra à une cérémonie de signature prévue mardi à la Maison Blanche en présence de Benjamin Netanyahu. 

"Un coup de poignard dans le dos"

Les réactions se sont multipliées, quelques heures à peine après l'annonce de cet accord. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a salué une "étape importante" et "historique", qui "vise à consolider la stabilité et la paix au Moyen-Orient et qui permettra de trouver une solution juste et permanente à la cause palestinienne".

Sans surprise, l'Autorité palestinienne et le mouvement islamiste Hamas ont, eux, fustigé la nouvelle. "L'accord entre Bahreïn et Israël est un coup de poignard dans le dos de la cause palestinienne et du peuple palestinien", a déclaré Ahmad Majdalani, ministre des Affaires sociales de l'Autorité palestinienne. 

La démarche du Bahreïn a également été pointée du doigt en Iran, un pays qui entretient des relations compliquées avec le Bahreïn et qui voit derrière cet accord, l'illustration d'une "grande trahison".

"Les dirigeants imprudents des Émirats arabes unis, du Bahreïn ne doivent pas faciliter les projets des sionistes. Ils doivent tirer les leçons de l'histoire. Demain, il sera déjà trop tard !", a écrit sur Twitter, Hossein Amir-Abdollahian, un haut responsable du régime.

"Les dirigeants de Bahreïn seront désormais complices des crimes du régime sioniste, comme une menace constante pour la sécurité de la région et du monde musulman", a déclaré samedi le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Avec AFP et Reuters

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