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Au Mali, la junte s'engage à une transition de 18 mois

Le chef de la junte malienne, Assimi Goïta, se prépare à une rencontre entre des chefs militaires maliens et une délégation de la Cédéao, le 22 août 2020 à Bamako.
Le chef de la junte malienne, Assimi Goïta, se prépare à une rencontre entre des chefs militaires maliens et une délégation de la Cédéao, le 22 août 2020 à Bamako. © Annie Risemberg, AFP
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La junte malienne a obtenu samedi l'adoption d'une "charte" politique, qui fixe à dix-huit mois la durée de la période de transition qui devra être suivie d'élections. 

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Le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta, s'est engagé, samedi 12 septembre, à instituer un gouvernement pour rétablir un pouvoir civil dans les dix-huit mois, après l'adoption d'une "charte" de transition.  

Des experts désignés par la junte qui a renversé le 18 août le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), ont adopté cette "charte" au terme de trois jours de discussions à Bamako entre personnalités politiques, de la société civile et militaires.

Dans le détail, cette "charte" indique que le chef de l'État par intérim peut être un civil ou un militaire et fixe à dix-huit mois la durée de la période de transition, qui devra être suivie d'élections, a déclaré Moussa Camara, porte-parole des discussions en cours. Le président par intérim sera désigné par des électeurs choisis par la junte, a-t-il ajouté à l'issue de trois jours de négociations.

>> À voir aussi sur France 24 : Mali : rencontre avec l'imam Dicko, artisan de la chute d'IBK

"Nous prenons l'engagement devant vous de ne ménager aucun effort dans la mise en œuvre de l'ensemble de ces résolutions dans l'intérêt exclusif du peuple malien", a déclaré le colonel Assimi Goïta.

"Nous demandons et espérons la compréhension, l'appui et l'accompagnement de la communauté internationale dans cette mise en œuvre diligente correcte de la charte et de la feuille de route de la transition", a-t-il ajouté.

"L'avénement d'un Mali nouveau"

"Les résultats auxquels vous êtes parvenus m'autorisent à espérer l'avènement d'un Mali nouveau, démocratique, laïc, prospère, fondé sur le travail, la justice sociale et l'égalité", a annoncé aux participants le chef de la junte.

Certains partenaires internationaux du Mali, à commencer par la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), réclament un retour des civils dans un an maximum, au terme d'une transition dirigée par des civils.

La Cédéao, qui a imposé au Mali un embargo sur les flux commerciaux et financiers, a donné à la junte jusqu'à mardi pour désigner un président et un Premier ministre civils.

Avec AFP

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