Faible mobilisation pour le retour des Gilets jaunes, quelques heurts à Paris

Des Gilets jaunes défilent dans les rues de Paris, le 12 septembre 2020.
Des Gilets jaunes défilent dans les rues de Paris, le 12 septembre 2020. © Alain Jocard, AFP

Quelques 8 500 Gilets jaunes ont défilé, samedi, en France, dont 2 500 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur. Parmi elles, 287 personnes ont été interpellées par la police. 

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Faible mobilisation pour le retour des Gilets jaunes dans la rue. Ils étaient 8 500 rassemblés, samedi 12 septembre, en France, dont 2 500 à Paris, selon le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin en déplacement à la préfecture de police de Paris. Dans le nord-ouest de la capitale, proche de la place Wagram, lieu de rassemblement, quelques affrontements ont éclaté en début d'après-midi entre manifestants et forces de l'ordre.

Des poubelles ont été incendiées, le mobilier urbain renversé et une voiture brûlée, a constaté un journaliste de l'AFP. De leur côté, les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants qui ne suivent pas le parcours autorisé. Dans l'après-midi, quelques manifestants ont également fait brièvement intrusion dans les locaux de BFMTV à Paris, prenant à partie des journalistes et bousculant des agents de sécurité, a indiqué la direction de la chaîne, qui a déposé plainte.

Dans les rangs clairsemés, sont revenus dans les conversations, la déception de la faible participation du jour et l'évocation nostalgique des souvenirs des grandes manifestations passées. "Pouvoir remplir son frigo dignement", "Demain le ciel sera jaune", pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants. 

Plus de 280 interpellations

Plus tôt dans la journée, le préfet de police de Didier Lallement avait averti que deux manifestations avaient été interdites sur les Champs-Élysées. "Il y a un souci de sérénité sur cette avenue qui est une vitrine de notre pays. Donc j'ai interdit ces manifestations", a déclaré le préfet lors d'un point presse sur la place de l'Étoile, précisant qu'"il ne pouvait y avoir de destructions, de chaos sur les Champs-Élysées".

Sans donner de chiffres globaux sur les effectifs mobilisés, le préfet a évoqué un dispositif "approprié", "important", avec de "la mobilité et de la réactivité", notamment grâce au déploiement de 160 motards des brigades de la répression de l'action violente (BRAV-M).

Les forces de l'ordre qui s'attendaient à une mobilisation plus importante (entre 4 000 et 5 000 personnes) ont procédé à de nombreux contrôles et interpellations avant même le début des rassemblements. En fin de journée, 287 personnes avaient été interpellées (dont 275 dans la capitale) et selon le parquet de Paris, 147 personnes étaient en garde à vue.

Des rassemblements à Marseille, Toulouse...

D'autres rassemblements se sont déroulés tout au long de la journée dans des grandes villes de France (Marseille, Toulouse, Lyon, Lille, Nantes, Nice, Bordeaux ou Strasbourg). À Toulouse, qui a été un des bastions du mouvement, la manifestation a été interdite par les autorités locales, notamment en raison "des taux élevés de propagation de Covid-19". 

Né le 17 novembre 2018, le mouvement citoyen des Gilets jaunes, anti-élites et qui lutte pour davantage de justice fiscale et sociale, cherche son second souffle après une première année où il a agité la France, entre occupations de ronds-point et manifestations parfois violentes.

Avec AFP

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