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Toots Hibbert, musicien jamaïcain et légende du reggae, est mort

Considéré comme le plus grand chanteur de reggae vivant, Frederick Nathaniel Hibbert, est mort le 11 septembre à Kingston, en Jamaïque.
Considéré comme le plus grand chanteur de reggae vivant, Frederick Nathaniel Hibbert, est mort le 11 septembre à Kingston, en Jamaïque. © Kevin Winter, AFP
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Leader du groupe Toots & the Maytals, le musicien, mort à 77 ans, était l’un des premiers à avoir utilisé le mot "reggae", qui donna son nom au célèbre style musical. 

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Le musicien jamaïcain Frederick Nathaniel Hibbert, dit « Toots », est mort vendredi 11 septembre à Kingston, à l’âge de 77 ans, a annoncé sa famille. Il avait été plongé dans un coma artificiel depuis le début du mois, après avoir été admis à l’hôpital en raison de problèmes respiratoires. Ses proches ont indiqué, dans un message posté sur Twitter qu'il était "mort paisiblement, entouré de sa famille".

Leader et fondateur du groupe Toots & the Maytals, il était l’un des premiers à avoir utilisé le mot "reggae", qui donna son nom au célèbre style musical. 

Le fils de Bob Marley, Ziggy, a aussitôt rendu hommage à l'artiste, qui était devenu un deuxième père pour lui.  "Je lui ai parlé il y a quelques semaines et je lui ai dit à quel point je l'aimais", a-t-il indiqué sur Twitter. "Son esprit est avec nous, sa musique nous remplit d'énergie et je ne l'oublierai jamais".

Mick Jagger a lui aussi rendu hommage au chanteur jamaïcain. "Très triste d'apprendre le décès de Toots Hibbert", a tweeté le chanteur star des Rolling Stones. "Il avait une voix tellement puissante, et sur scène il donnait toujours toute son énergie. Une grande perte pour le monde de la musique".

Né en 1942 à May Pen en Jamaïque, Toots Hibbert a grandi dans une famille liée à l’église adventiste du septième jour. Il débute la musique en chantant du gospel à l’église. Dès l'adolescence, le jeune homme s’installe dans le quartier de Trench Town, à Kingston, où la scène musicale locale est alors florissante, passant des fêtes de rue aux studios d’enregistrement. En 1962, il forme un trio vocal, The Maytals avec deux complices de Kingston, Henry "Raleigh" Gordon and Nathaniel "Jerry" Mathias. 

La puissance vocale du musicien comme son énigmatique présence sur scène attire le producteur de disques jamaïcain Sir Coxsone, qui le fait signer sur son célèbre label Studio One. Le coup de maître viendra en 1968, année lors de laquelle le groupe, renommé Toots & the Maytals sort "Do the Reggay", chanson qui restera largement reconnue comme celle qui donna son nom au genre musical.

Des tubes repris par les Clash

"Quand une fille n’était pas très jolie ou qu’elle n’était pas très bien habillée, on avait l’habitude de dire qu’elle était 'streggay'. Un jour, je jouais et je ne sais pas pourquoi, mais j’ai commencé à chanter : 'do the reggay, do the reggay' – c’est sorti comme ça", expliquait-il au Daily Star en 2012. "J’aurais peut-être pu l’appeler 'streggay' si j’avais réfléchi plus longtemps. Ce serait quelque chose, si tout le monde dansait sur de la musique streggay".

Le groupe gagne en popularité et multiplie les tournées, après avoir signé un contrat chez Island Records en 1975, le label de Chris Blackwell. La musique de Toots & The Maytals séduira jusqu'en Angleterre : c'est ainsi que les morceaux comme "Pressure Drop" et "Monkey Man" furent repris respectivement par les groupes britanniques The Clash et The Specials.

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