Brexit : l’Irlande dénonce les "mensonges" de Boris Johnson

Helen McEntee, ex-ministre irlandaise des Affaires européennes, actuelle ministre de la Justice, à Bruxelles, le 25 février 2020.
Helen McEntee, ex-ministre irlandaise des Affaires européennes, actuelle ministre de la Justice, à Bruxelles, le 25 février 2020. © Kenzo Tribouillard, AFP

La ministre irlandaise de la Justice, Helen McEntee, a réfuté dimanche les allégations du Premier ministre britannique, Boris Johnson, qui a affirmé que l'Union européenne menaçait d'instaurer un "blocus alimentaire" en Irlande du Nord. 

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Dans une tribune publiée samedi dans le journal britannique Daily Telegraph, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a trouvé un nouvel argument pour défendre son intention de revenir en partie sur l'accord du Brexit. Il a argué qu'il y était contraint face à la "menace" que l'Union européenne (UE) instaure un "blocus" en Irlande du Nord grâce à une "interprétation extrême" du texte, en empêchant des produits alimentaires du Royaume-Uni d'y entrer.

"Je dois dire que nous n'avons jamais sérieusement cru que l'UE serait capable d'utiliser un traité, négocié de bonne foi, pour instaurer un blocus sur une partie du Royaume-Uni ou qu'ils menaceraient réellement de détruire l'intégrité économique et territoriale du Royaume-Uni", a-il écrit. 

Mais selon la ministre irlandaise de la Justice, l'argument est fallacieux. "Ce n'est tout simplement pas le cas", a réagi Helen McEntee sur Sky News, alors que les discussions autour d'un accord post-Brexit se sont envenimées cette semaine, "toute insinuation selon laquelle cela va créer une nouvelle frontière est tout simplement fausse".

Helen McEntee a rappelé que les dispositions relatives à l'Irlande du Nord dans le traité qui codifie le retrait du Royaume-Uni de l'UE ont été acceptées par les deux parties afin de garantir une concurrence loyale après le Brexit. Elles veulent aussi éviter le retour d'une frontière physique sur l'île, ensanglantée par trois décennies de "Troubles" jusqu'à la signature de l'accord de paix du Vendredi saint en 1998. 

Le traité "garantit également l'intégrité de l'Irlande du Nord en tant que partie intégrante du Royaume-Uni", a affirmé la ministre irlandaise, il "garantit que nous ne verrons pas réapparaître une quelconque frontière".

Avec AFP

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