Japon : nouveau chef du PLD, Yoshihide Suga en passe de prendre la tête du gouvernement

Yoshihide Suga, le 14 septembre 2020, à Tokyo.
Yoshihide Suga, le 14 septembre 2020, à Tokyo. © Eugene Hoshiko, AFP

À 71 ans, Yoshihide Suga a remporté lundi, à une immense majorité, l'élection interne du Parti libéral-démocrate (PLD), au pouvoir au Japon, pour succéder à Shinzo Abe, ce qui lui ouvre grand l'accès à la fonction de Premier ministre.

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Yoshihide Suga, secrétaire général du gouvernement japonais et proche allié du Premier ministre sortant Shinzo Abe, a été très confortablement élu, lundi 14 septembre, à la direction du Parti libéral démocrate (PLD) et s'apprête à prendre la tête de l'exécutif.

À 71 ans, Suga a obtenu 377 voix, devançant largement l'ex-ministre des Affaires étrangères, Fumio Kishida (89 voix), et l'ex-ministre de la Défense, Shigeru Ishiba (68 voix).

Les 394 députés du PLD de même que 141 responsables des sections locales du parti étaient appelés à départager les trois hommes. Le vote pour la succession de Shinzo Abe, qui a annoncé fin août sa démission pour raisons de santé, est programmé ce mercredi à la chambre des représentants.

>> À lire aussi sur France24.com: Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, démissionne, mais que reste-t-il des "Abenomics"?

Avec sa large victoire dans la primaire interne au PLD, et compte tenu de l’arithmétique parlementaire, plus rien ne semble pouvoir s'opposer à l'accession de Suga à la tête du gouvernement.

Il lui reviendra alors d'aller au terme du mandat de son prédécesseur à la tête du PLD, en septembre 2021.

La croissance économique avant le redressement des finances publiques

"Nous devons nous unir sous le drapeau du PLD et faire avancer le Japon", a-t-il réagi lundi après l'annonce de sa victoire, exprimant son désir de former un gouvernement qui serve de "bouclier de protection" pour les Japonais.

Lors d'un débat la semaine dernière face à ses deux rivaux, Yoshihide Suga s'est engagé à maintenir le cap de la politique économique de Shinzo Abe, les fameux "Abenomics", privilégiant la croissance économique au redressement des finances publiques.

"Une économie forte est nécessaire à la protection sociale, à la sécurité nationale et à la réforme budgétaire", a-t-il déclaré. "Nous devons d'abord relancer l'économie, car ce n'est qu’ensuite que nous pourrons mettre en œuvre des réformes budgétaires."

À son arrivée à la tête du gouvernement, Suga, secrétaire général du gouvernement Abe depuis 2012, devra poursuivre sur la voie de la riposte des pouvoirs publics à la crise sanitaire et économique provoquée par le coronavirus, qui est venue s’ajouter aux problèmes structurels du Japon — natalité en berne, vieillissement de la population.

Suga, peu versé dans la diplomatie, devra aussi gérer les ambitions maritimes de la Chine et construire une relation avec le futur locataire de la Maison Blanche, que ce soit Donald Trump ou Joe Biden, l'adversaire démocrate du président sortant à l'élection présidentielle du 3 novembre.

Avec Reuters

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