Tennis : Dominic Thiem vainqueur de l'US Open au terme d'un match renversant

L'Autrichien Dominic Thiem vainqueur de l'US Open, le 13 septembre 2020, à New York.
L'Autrichien Dominic Thiem vainqueur de l'US Open, le 13 septembre 2020, à New York. © Matthew Stockman, AFP

L'Autrichien Dominic Thiem, 3e mondial, a remporté l'US Open, son premier titre du Grand Chelem, en retournant une finale très mal engagée contre l'Allemand Alexander Zverev (7e) 2-6, 4-6, 6-4, 6-3, 7-6 (8/6) dimanche à Flushing Meadows.

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La quatrième aura été la bonne pour Dominic Thiem : l'Autrichien, formidable d'abnégation, a remporté son premier tournoi du Grand Chelem à l'US Open au bout d'une remontée fantastique, après avoir été mené de deux sets par l'Allemand Alexander Zverev, dimanche 13 septembre, à Flushing Meadows.

À 27 ans, le 3e mondial, vainqueur 2-6, 4-6, 6-4, 6-3, 7-6 (8/6) en 4 heures et 1 minute d'un combat éreintant, parvient enfin à goûter à un sacre majeur, lui qui avait chuté en finale à Roland Garros en 2018 et 2019, à chaque fois contre Rafael Nadal, puis au dernier Open d'Australie début 2020, battu par Novak Djokovic.

Il est le premier nouveau vainqueur d'un Majeur depuis Marin Cilic à l'US Open 2014. Et il est le premier vainqueur hors "Big 3" depuis Stan Wawrinka à Flushing Meadows également, en 2016. Cette année, Novak Djokovic a été disqualifié après un geste d'humeur en 8es de finale, tandis que Roger Federer (opéré d'un genou) et Rafael Nadal avaient fait l'impasse sur ce tournoi joué dans des conditions inédites, dictées par le coronavirus, et notamment à huis clos.

Tombé au sol, les bras en croix après la faute directe de Zverev sur sa troisième balle de match, il s'est péniblement relevé et c'est son adversaire, également son ami hors des courts, qui est venu à sa rencontre pour l'étreindre, privilégiant le fair-play à la distanciation imposée par le protocole.

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"C'est le premier de tes nombreux titres du Grand Chelem, à n'en pas douter. C'était une rude bataille, j'aurais aimé qu'il rate un peu plus de coups pour pouvoir soulever le trophée, mais voilà, je fais le discours du finaliste", a commenté ensuite le 7e mondial, passé si près — plusieurs fois à deux points du match — de connaître pareille première joie.

Au lieu de quoi, les larmes du jeune homme de 23 ans sont montées au micro. Il a eu toutes les peines à les réprimer en évoquant à quel point ses parents, qui le suivent tout le temps sur le circuit habituellement, lui manquaient.

"J'aurais vraiment aimé qu'il y ait deux vainqueurs ce soir"

"On se connaît depuis 2014, on est devenus tout de suite amis et notre rivalité a commencé en 2016. C'est incroyable où tout ça nous a menés aujourd'hui. J'aurais vraiment aimé qu'il y ait deux vainqueurs ce soir, on le méritait tous les deux", lui a rendu hommage Thiem.

Après sa victoire solide en demi-finales aux dépens de Daniil Medvedev, finaliste l'an passé, le cogneur autrichien apparaissait comme le favori légitime de cette finale. Sans compter qu'il menait 7 victoires à 2 contre Zverev et restait sur trois victoires consécutives dont la dernière en demi-finales à Melbourne (3-6, 6-4, 7-6, 7-6).

Ce 8e succès a un parfum historique, car il fait de Thiem le premier joueur en soixante-dix ans à remporter une finale de l'US Open après avoir été mené deux sets à rien.

Deux sets durant lesquels il est passé à côté de sa finale, apparaissant stressé par l'enjeu et la pression. Il avait face à lui un joueur surfant sur son exploit en demi-finale, au cours de laquelle il avait justement réussi pour la première fois de sa carrière à remonter deux sets de retard pour s'imposer aux dépens de l'Espagnol Pablo Carreño.

Thiem a fini par retrouver les mêmes ressources mentales pour revenir à sa hauteur malgré un break au début du troisième set. Et le bras de fer s'est singulièrement intensifié au cinquième set.

Breaké à 5-3, l'Autrichien a immédiatement repris le service de Zverev et une fois de plus au onzième jeu pour mener 6-5. Mais Zverev est parvenu à débreaker à son tour pour arracher un jeu décisif, dans lequel l'Allemand a fini par craquer.

Prostré sur sa chaise après coup, le regard dans le vide, il a dû se demander comment le match avait pu lui échapper. Mais conscient d'être à son tour tout proche du but, il l'a promis à son camp : "On est sur la bonne voie. Un jour, on soulèvera un trophée du Grand Chelem, c'est certain".

Avec AFP

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