Tournoi des huit nations: pour le sélectionneur de la Géorgie, gagner un match serait "magnifique"

Tbilissi (AFP)

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Le sélectionneur de la Géorgie est ravi de l'intégration des "Lelos" dans le Tournoi des huit nations de l'automne. Mais il le sait, ses hommes auront fort à faire: "si nous gagnons un match, cela sera magnifique", a confié Levan Maisashvili à l'AFP.

QUESTION: Vous allez disputer le "Huit nations" cet automne dans la poule de l'Irlande, du pays de Galles et de l'Angleterre. Quel est l'objectif?

REPONSE: "Si nous gagnons un match, cela sera magnifique, bien sûr, mais notre but est de montrer nos meilleures qualités et d'engranger un maximum d'expérience. Nous allons jouer face à des équipes plus fortes que nous et ce tournoi sera une excellente occasion d'apprendre de leur expérience."

Q: Comment vous êtes-vous retrouvés dans cette compétition?

R: "Nous avons remplacé le Japon. Il s'agit d'une décision conjointe de la Géorgie, de la direction de World Rugby et des Six nations. Il n'y a pas un initiateur unique pour ce processus. Du côté de la Fédération géorgienne, c'est notre représentant auprès de World Rugby, Guiorgui Nijaradzé, et le gouvernement géorgien qui ont mené ces négociations."

Q: Que pouvez-vous nous dire sur la sélection géorgienne?

R: "Le jeu d'avants est et restera notre point fort, mais on passe à un jeu plus équilibré dans lequel les arrières sont également à la hauteur."

Q: Ce tournoi est-il l'occasion de prouver que vous avez votre place dans le Tournoi des six nations?

R: "On ne joue avec des équipes de premier plan que deux fois par an. C'est ça, notre problème principal. Si nous avons plus de possibilités (comme celle du Tournoi des huit nations, ndlr), alors nous arriverons beaucoup plus vite à un niveau qui nous permettrait d'être prêts pour les Six nations."

Q: A quel niveau situez-vous la sélection géorgienne sur le plan international?

R: "Nous sommes des leaders parmi les équipes de second plan. Nous nous situons entre les équipes de premier et de second plan. On est actuellement dans un processus de changement de générations. Nombre de joueurs expérimentés nous ont quittés, mais le renouveau arrive, des jeunes joueurs très prometteurs..."

Q: Justement, des joueurs comme Mamuka Gorgodze (ancien joueur de Montpellier et de Toulon, NDLR) vont-ils manquer à cette équipe de Géorgie?

R: "Mamuka nous manquera énormément. C'est une grande perte, sans aucun doute... mais pas inattendue."

Q: Lors du dernier Mondial, vous aviez battu l'Uruguay, mais eu des difficultés contre le pays de Galles, notamment. Est-ce que vous avez la sensation d'avoir perdu de votre bonne dynamique sportive?

R: "On n'est pas au niveau d'équipes comme le pays de Galles quant à la vitesse et au dynamisme mais on progresse rapidement. Je répète, il nous faut plus de possibilités de jouer avec des équipes de premier plan pour que notre dynamique s'améliore."

Q: La Fédération est en pleine transition et le championnat n'a pas repris. Cela risque-t-il de nuire à la sélection?

R: "Oui, c'est un facteur négatif, cela nous inquiète. Notre championnat commencera le 7 octobre, on jouera une journée (avant les "Huit nations", NDLR) mais on fera aussi deux ou trois entraînements +en situation de match+ par semaine."

Propos recueillis par Irakli METREVELI