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L'Union européenne veut "abolir le règlement de Dublin" sur les demandes d'asile

Une migrante prépare un repas dans un camp de fortune, sur l'île grecque de Lesbos, le 15 septembre 2020.
Une migrante prépare un repas dans un camp de fortune, sur l'île grecque de Lesbos, le 15 septembre 2020. © Angelos Tzortzinis, AFP
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La Commission européenne veut "abolir" le règlement dit de "Dublin" confiant la responsabilité d'une demande d'asile au pays de première entrée des migrants dans l'UE, a déclaré, mercredi, la cheffe de l'exécutif européen, Ursula von der Leyen, devant le Parlement européen.

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Une semaine après l'incendie qui a ravagé le camp de Moria, sur l'île grecque de Lesbos, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé, mercredi 16 septembre, sa volonté d'"abolir le règlement de Dublin", qui confie la responsabilité de l'étude de la demande d'asile au premier pays de l'UE d'entrée des migrants. La cheffe de l'exécutif européen veut un "nouveau mécanisme fort de solidarité".

"Je peux annoncer que nous allons abolir le règlement de Dublin et le remplacer par un nouveau système européen de gouvernance de la migration (...). Il y aura un nouveau mécanisme fort de solidarité", a-t-elle dit, une semaine avant la présentation par la Commission d'une réforme très attendue de la politique migratoire dans l'UE.

Ursula von der Leyen a prononcé ce souhait devant le Parlement européen juste après son premier discours sur l'état de l'Union européenne, mercredi matin.

>> À voir aussi: Le difficile parcours des "dublinés"

"Un nouveau mécanisme fort de solidarité"

La Commission doit présenter, le 23 septembre, sa proposition de réforme de la politique migratoire européenne, très attendue et plusieurs fois repoussée, alors que le débat sur le manque de solidarité entre pays Européens a été relancé par l'incendie du camp de Moria, sur l'île grecque de Lesbos.

"Au cœur (de la réforme) il y a un engagement pour un système plus européen", a déclaré Ursula von der Leyen devant le Parlement européen. Et de poursuivre, "il y aura des structures communes pour l'asile et le retour. Et il y aura un nouveau mécanisme fort de solidarité", a-t-elle dit, alors que les pays qui sont en première ligne d'arrivée des migrants (Grèce, Malte, Italie notamment) se plaignent de devoir faire face à une charge disproportionnée.

La proposition de réforme de la Commission devra encore être acceptée par les États. Cinq ans après la crise migratoire de 2015, la question de l'accueil des migrants est un sujet qui reste source de profondes divisions en Europe, certains pays de l'Est refusant d'accueillir des demandeurs d'asile.

Avec AFP

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