Libye : le chef du gouvernement Fayez al-Sarraj prêt à démissionner d'ici fin octobre

Le Premier ministre libyen du Gouvernement d'Union nationale Fayez Al-Sarraj, lors d'une conférence de presse à Ankara avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le 4 juin 2020.
Le Premier ministre libyen du Gouvernement d'Union nationale Fayez Al-Sarraj, lors d'une conférence de presse à Ankara avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le 4 juin 2020. © Adem Altan, AFP

Le chef du Gouvernement d'union nationale (GNA) libyen, Fayez al-Sarraj, a annoncé mercredi sa volonté de quitter ses fonctions avant fin octobre pour céder la place à un nouvel exécutif issu des pourparlers interlibyens.

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Il se dit prêt à quitter le gouvernement de Tripoli après cinq ans marqués par des conflits. Le chef du Gouvernement d'union nationale (GNA) libyen, Fayez al-Sarraj, a annoncé mercredi 16 septembre au soir sa volonté de démissionner d’ici fin octobre et céder sa place à un nouvel exécutif issu des pourparlers interlibyens. L'objectif est de trouver une issue politique à la crise que connaît la Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, en 2011.

"J'annonce à tous mon souhait sincère de céder mes fonctions à un prochain pouvoir exécutif avant fin octobre au plus tard", a-t-il déclaré lors d'une brève allocution télévisée.

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Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est plongée dans le chaos politique. Deux autorités se disputent le pouvoir : le GNA, basé à Tripoli et reconnu par l'ONU, et un pouvoir incarné par le maréchal Khalifa Haftar, qui règne sur l'Est et une partie du Sud.

Avancées "prometteuses"

En avril 2019, le maréchal Haftar avait lancé une offensive contre la capitale mais au bout de 14 mois de combats meurtriers, ses troupes, malgré le soutien de l'Égypte, des Émirats arabes unis et de la Russie, ont subi une défaite cinglante face aux forces pro-GNA, aidées militairement par la Turquie.

Depuis, les rivaux libyens ont retrouvé le chemin du dialogue et des rencontres se sont déroulées parallèlement à Montreux, en Suisse, du 7 au 9 septembre, et à Bouznika, au Maroc, du 6 au 10 septembre, pour relancer le dialogue et trouver une solution politique à la crise libyenne.

Les commissions chargées de former un nouvel exécutif doivent "choisir un nouveau Conseil présidentiel et nommer un nouveau chef de gouvernement qui prenne ses fonctions de manière pacifique", a souligné Fayez al-Sarraj, se félicitant des "recommandations préliminaires et prometteuses" des rencontres de Montreux et de Bouznika annonçant une "nouvelle phase en vue de réunifier les institutions et préparer des élections".

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"Difficultés insurmontables"

Désigné à la tête du GNA en vertu d'un accord politique signé à Skhirat (Maroc) fin 2015 sous l'égide de l'ONU, Fayez al-Sarraj n'avait pu s’installer dans la capitale Tripoli qu'en mars 2016 alors qu'une multitude de milices y faisaient la loi.

Dans un climat politique et social "extrêmement polarisé", il a cherché à atteindre "le plus de consensus possible" entre les différentes parties "mais les difficultés ont été insurmontables", a-t-il indiqué dans son allocution.

Encore aujourd'hui, "certaines parties s'obstinent à parier sur la solution militaire pour servir leurs objectifs", a regretté le chef de gouvernement.

Avec AFP

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