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Bleues: en Serbie ou ailleurs, "s'adapter est le maître-mot" dit Diacre à l'AFP

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Subotica (Serbie) (AFP)

Entre le protocole sanitaire et les huis clos, "il va falloir s'adapter": "c'est le maître-mot désormais et les filles le savent", a expliqué la sélectionneuse Corinne Diacre dans un entretien accordé à l'AFP depuis le stade de Subotica, où les Bleues affrontent la Serbie vendredi en qualifications à l'Euro.

Q: Vous découvrez le Gradski Stadion de Subotica, qu'en pensez-vous?

R: "Je le connaissais puisque je l'avais vu en photo grâce à mon team manager qui repère toujours les lieux en amont. Normalement la pelouse est en très bon état. C'est un stade comme on pouvait s'y attendre, mais le principal est que la pelouse soit bonne."

Q: Vous avez déjà fait l'expérience d'un huis clos, lors du dernier match à Valenciennes en mars contre les Pays-Bas...

R: "Oui au dernier match du Tournoi de France. Il y avait quelques personnes au Kazakhstan aussi mais ce n'était pas non plus très garni. De toute façon, il va falloir s'adapter, c'est le maître-mot désormais et les filles le savent. Certaines ont plus l'habitude pour avoir fait le Final 8 (de la Ligue ds champions, NDLR) à huis clos. Je n'interviens pas plus mais on m'entend plus, un peu mieux (sourires)."

Q: Dans quel état physique avez-vous retrouvé vos joueuses lundi au début du rassemblement?

R: "Ce que je peux vous dire, c'est qu'aujourd'hui il y a beaucoup de motivation, de plaisir à être ensemble. A J-1, on est plus concentré sur le match, c'est le dernier entraînement. L'objectif c'est que tout le monde reste valide. J'ai 23 joueuses à ma disposition donc c'est super."

Q: Vous devez composer avec de nombreuses absences en défense et très peu de temps pour trouver des automatismes. Comment vous vous y êtes pris?

R: "Je connais les qualités individuelles de chaque joueuse sélectionnée et à ce poste en particulier. Il va falloir composer un duo inédit effectivement. A moi de trouver la bonne association pour que ces deux filles là soit à l'aise dans l'équipe. On va aussi changer de gardienne donc il ne faut pas mettre notre défense en difficulté d'emblée. Mais toutes les joueuses présentes ont le niveau international, si elles sont là c'est parce qu'elles le méritent."

Q: En sélection il faut "parler le même langage" mais dans un temps très court, a résumé Eugénie Le Sommer. Partagez-vous son avis?

R: "Oui, il faut aller à l'essentiel. On n'a pas beaucoup de séances pour mettre à profit tout ce que l'on veut travailler, mais les filles le savent. Ca laisse de la place pour les questions, les interrogations s'il y en a, et il faut que le projet soit partagé surtout."

Q: Quelles impressions vous a laissé l'attaquante lyonnaise Melvine Malard, nouvelle venue en sélection, lors des premiers entraînements?

R: "Je voulais intégrer quelques jeunes en début de saison, et notamment des U23, sans perturber la préparation de Gilles Eyquem (le sélectionneur, ndlr) pour la Coupe du monde. C'est bien que des jeunes puissent venir de temps en temps faire des piges. Si ça se passe bien, la pige peut être prolongée bien évidemment. Il faut leur montrer ce qu'est l'équipe de France A, sur des matches officiels, ça doit leur prouver aussi qu'il y a de la confiance envers elles. Elles doivent en profiter pour mettre toutes leurs qualités sur le terrain."

Q: Pauline Peyraud-Magnin découvre le statut de N.1 dans les buts, comment vit-elle cela?

R: "Elle est très professionnelle, on lui avait donné du temps de jeu au Tournoi de France contre le Brésil (1-0). Je crois qu'elle est prête, je n'ai aucun doute là-dessus. On ne peut pas ne pas être prête quand on vous annonce que vous allez être N.1."

Q: Vous aviez battu la Serbie 6-0 à l'aller. Est-ce que ce sera aussi facile vendredi selon vous?

R: "On signerait pour que le match se déroule de la même manière. Maintenant on sait aussi que ce ne sera pas forcément le cas. Ce sera à nous de mettre tous les bons ingrédients pour qu'on puisse avoir le même résultat."

Propos recueillis par Jérémy TALBOT

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