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États-Unis : l'application TikTok interdite de téléchargement dès dimanche

L'application TikTok, très populaire auprès des jeunes, permet de produire de courtes vidéos.
L'application TikTok, très populaire auprès des jeunes, permet de produire de courtes vidéos. © Olivier Douliery, AFP (archives)
9 mn

Les États-Unis ont annoncé, vendredi, l'interdiction à partir de dimanche du téléchargement des applications TikTok et WeChat, très populaires auprès des jeunes. Washington invoque des menaces pour la sécurité nationale. Pékin promet des mesures de rétorsion.

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C'est un nouvel épisode dans les tensions qui enveniment les relations diplomatiques et commerciales entre Pékin et Washington. Le téléchargement des applications chinoises TikTok et WeChat sera interdit aux États-Unis à partir de dimanche, a annoncé, vendredi 18 septembre, le département du Commerce américain, citant des menaces pour la "sécurité nationale".

"Le Parti communiste chinois a démontré qu'il avait les moyens et l'intention d'utiliser ces applications pour menacer la sécurité nationale, la politique étrangère et l'économie des États-Unis", explique le ministère américain dans un communiqué.

Les États-Unis mettent ainsi à exécution la menace brandie par le président Donald Trump contre ces deux applications chinoises, dans un contexte de grandes tensions entre les deux géants économiques.

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Washington laisse cependant une porte ouverte à TikTok, application très populaire auprès des jeunes permettant de produire de courtes vidéos, avant de lui interdire complètement d'opérer sur son sol. "Le président laisse jusqu'au 12 novembre pour résoudre les problèmes de sécurité nationale posés par TikTok. Les interdictions pourraient être levées le cas échéant", précise le département du Commerce dans son communiqué.

L'ultimatum de Donald Trump

TikTok, qui appartient au groupe chinois ByteDance, était en sursis aux États-Unis depuis début août. Donald Trump, qui l'accuse d'espionnage pour le compte des autorités chinoises, avait alors signé un décret pour exiger la vente de ses activités américaines d'ici le 20 septembre, sous peine d'interdiction dans le pays.

Les géants américains Microsoft et Walmart avaient fait une offre de rachat des activités américaines de TikTok, mais Bytedance l'a refusée dimanche.

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L'entreprise chinoise de nouvelles technologies est également en discussion avec plusieurs groupes, dont la firme californienne Oracle, afin de créer une nouvelle société qui abriterait ses activités américaines. Une manière d'apaiser les craintes de Washington, qui soupçonne l'application de partage de vidéos de transférer les données de quelque 100 millions d'utilisateurs américains aux autorités chinoises.

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Pékin promet des mesures de rétorsion

Dans un communiqué, le ministère chinois du Commerce a réagi à la décision américaine en la qualifiant d'"intimidation" et prévient que "si les États-Unis persistent dans leurs actions unilatérales, la Chine prendra les mesures nécessaires pour protéger de façon résolue les droits et les intérêts des entreprises chinoises".

Pékin n'a d'ailleurs pas tardé à annoncer l'instauration d'un mécanisme lui permettant de restreindre les activités d'entreprises étrangères avec des sanctions potentielles allant d'amendes à la restriction d'activités ou d'entrée de matériel et de personnel en Chine.

De son côté, l'application TikTok a immédiatement protesté contre la décision américaine d'interdire son téléchargement aux États-Unis et assure avoir présenté toutes les garanties pour respecter la sécurité des usagers américains.

"Nous ne sommes pas d'accord avec la décision du département du Commerce et sommes déçus qu'il bloque les téléchargements de nouvelles applications à partir de dimanche et interdise l'utilisation de l'application TikTok aux États-Unis à partir du 12 novembre", a réagi une porte-parole à l'AFP.

"Dans notre proposition à l'administration américaine, nous nous sommes déjà engagés à des niveaux sans précédent de transparence et de responsabilité supplémentaires, bien au-delà de ce que les autres applications sont prêtes à faire", a-t-elle indiqué.

La porte-parole a également affirmé que le groupe continuera à contester le décret exécutif "injuste" pris en août par Donald Trump.

Avec Reuters et AFP

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