L1: Strasbourg cherche l'étincelle

Strasbourg (AFP) –

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Après son départ calamiteux en Ligue 1, Strasbourg, qui reçoit la co-lanterne rouge Dijon dimanche (15h00), est déjà "dans l'obligation de gagner" pour ne pas sombrer.

"On a du mal à retrouver un esprit de compétition", commente auprès de l'AFP l'entraîneur de Strasbourg Thierry Laurey pour expliquer le début de saison de ses hommes: zéro point en trois matches, 7 buts encaissés dont trois penalties et des cadeaux à la pelle.

29 février-23 août: 175 jours sans l'adrénaline d'un match officiel, il faut croire que Strasbourg peine à s'en remettre plus que d'autres, sans oublier les 10 cas de Covid-19 qui ont clairement chahuté la préparation en plein mois d'août.

"Le Covid, c'était comme une deuxième confinement. J'ai l'impression que ça a impacté tout le monde. On n'a pas bossé en fait, et aujourd'hui on n'a pas retrouvé ce feeling qu'on avait la saison passée" malgré un effectif quasi inchangé, confie le technicien à l'AFP.

"On a bricolé, corrobore l'attaquant Ludovic Ajorque. Je mets au défi n'importe quelle équipe de faire une préparation comme on en a fait et faire un bon début de championnat", dit-il à l'AFP.

Physiquement, personne ne tient la distance sur un match, l'efficacité est en berne et le tout manque d'intensité.

"Mauvaises courses", "mauvais déplacements", le fond de jeu, plutôt huilé avant la crise sanitaire, s'est égaré durant le confinement.

"On n'a peut-être pas mesuré la portée réelle de ce virus", concède Thierry Laurey.

Avec presque six mois sans compétition, "j'avais l'impression de ne plus être footballeur", ne cache pas Ludovic Ajorque, passeur décisif chez le promu lorientais (3-1) en ouverture de championnat pour le seul but alsacien après trois journées.

- Bourdes -

"A Lorient, j'étais content de revoir un stade, du public, j'étais comme un gamin qui découvre le métier", ajoute le meilleur buteur alsacien du dernier exercice avec Adrien Thomasson (8 buts chacun en Championnat).

Dans le Morbihan mais aussi contre Nice (2-0) à la Meinau, les Alsaciens ont surtout brillé par leur +générosité+ en multipliant les bourdes. A chaque but encaissé, le ressort a lâché sans que les adversaires n'aient eu à forcer leur talent.

"Il faut retrouver un esprit compétitif et ça, c'est le plus dur. C'est pas parce que tu es mené que tu dois prendre un coup derrière la tête. Au contraire, ça doit te donner du peps pour égaliser derrière. Il nous faut un déclic psychologique", évoque Thierry Laurey.

A Saint-Etienne (défaite 2-0), c'est un penalty généreux accordé aux Verts peu avant l'heure de jeu qui a plombé la soirée.

Laurey est-il inquiet ? "Il faut être encore un peu tolérant dans un premier temps, répond-t-il. Après, il sera toujours temps de prendre des décisions et voir les choses de manière un peu plus pragmatique."

- "Aller au charbon" -

Pour le moment, le technicien du RCSA s'attelle à garder ses hommes dans le coup. L'épisode Covid est passé, l'état physique de l'effectif est en nette amélioration. Le plus important selon lui: "Que les joueurs gardent confiance".

Un renfort pourrait-il arriver avant le 5 octobre ? "Normalement, oui, ça évolue bien", expose le coach, qui réclame un milieu de terrain défensif depuis six mois, "un joueur capable de jouer devant la défense qui va nous sécuriser aussi bien sur l'aspect défensif qu'offensif."

Contre Dijon, co-lanterne rouge, le RCSA est "dans l'obligation de gagner" selon Thierry Laurey. Car les adversaires suivants sont d'un gros calibre: Monaco sur le Rocher, puis Lille et Lyon à la Meinau.

"Il faut aller au charbon et gagner contre Dijon, On n'a pas perdu notre football, quand même", conclut Ludovic Ajorque.

Raison de rester optimiste pour le Racing: la saison dernière, il avait déjà connu un début de saison difficile, ce qui ne l'avait pas empêché de finir 10e.