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"Plus déterminé que jamais", Xavier Bertrand se positionne pour la présidentielle de 2022

Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, le 12 décembre 2017, à Onnaing.
Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, le 12 décembre 2017, à Onnaing. © AFP (archives)
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Le président de la région Hauts-de-France a clairement fait comprendre dans deux interviews, samedi et dimanche, qu'il comptait représenter la droite lors de l'élection présidentielle de 2022.

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L’offensive médiatique est lancée. Xavier Bertrand a assumé, samedi 19 septembre dans Le Parisien et dimanche 20 septembre sur Europe 1, son ambition d'être candidat à la présidentielle de 2022, lançant des signaux à sa famille politique et distribuant les piques à Emmanuel Macron.

Sans jamais déclarer explicitement et solennellement sa candidature, le président des Hauts-de-France a admis, dimanche matin sur Europe 1, en réponse aux questions des journalistes, qu'il n'entendait pas "se cacher derrière [son] petit doigt".

Xavier Bertrand avait déjà clairement affiché son ambition la veille, dans un entretien publié samedi soir sur le site Internet du Parisien. "Je suis plus déterminé que jamais, avait-il affirmé. Je suis le représentant d’une droite sociale, populaire, capable de rassembler, et qui refusera toujours le moindre compromis avec l’extrême droite."

"Je suis convaincu qu'Emmanuel Macron n’est pas celui qui réussira à réconcilier les Français, ni celui qui protégera le pays", a-t-il également martelé dans Le Parisien, estimant que le président n'est "pas à l'aise sur les sujets régaliens : sécurité, justice, défense ou respect de la laïcité".

"Si Emmanuel Macron était de droite, il aurait fait de la sécurité des Français une priorité, il aurait aussi lutté efficacement contre l'immigration illégale, a-t-il poursuivi. Le président est un grand naïf qui n'a pas pris la mesure de ces problèmes."

"Un quinquennat de tumultes, un quinquennat de crises"

L'ancien ministre, qui a quitté Les Républicains (LR) en 2017, a assuré dimanche qu'il n'y retournerait pas, mais que ce parti demeurait sa "famille politique". Il a multiplié les mentions d'élus LR, notamment Rachida Dati, Guillaume Peltier ou Éric Ciotti. Il a également indiqué qu'il verrait prochainement l'ancien président Nicolas Sarkozy, qui reste une figure tutélaire parmi Les Républicains.

Le président de la région Hauts-de-France s'est campé en candidat "populaire" face à un président sortant "libéral anglo-saxon". Le mandat d'Emmanuel Macron est selon lui "un quinquennat de tumultes, un quinquennat de crises. Les Français veulent de l'apaisement et retrouver cette confiance. Ils veulent simplement se réconcilier."

Xavier Bertrand a par ailleurs décrit, dimanche, les élections régionales de mars 2021, lors desquelles il visera sa réélection à la tête des Hauts-de-France, comme son "rendez-vous de la confiance". "Si je gagne cette élection", a-t-il expliqué, "c'est donc que j'aurai réussi à gagner la confiance de l'électorat populaire."

Au sujet de la fermeture de l’usine Bridgestone de Béthune, dans le Pas-de-Calais, et la délocalisation de son activité, le président de la région Hauts-de-France a demandé à l’État d’investir pour sauver l’usine et les emplois.

Xavier Bertrand a cité en exemple le bras-de-fer qui avait opposé en 2013 l'tat italien au fabricant de pneumatiques japonais, au terme duquel Rome avait accepté de financer des investissements pour sauver une usine de Bari qui devait être délocalisée.

"L'usine est restée ouverte et 60 % des emplois ont été sauvés", a déclaré sur Europe 1 l’ancien responsable LR, pour qui les plans de relance annoncés au niveau national et régional doivent permettre de faire les investissements nécessaires.

Une ambition critiquée par LREM et le RN 

Les déclarations de Xavier Bertrand ont suscité des réactions au sein de la classe politique française. "Énième annonce de candidature de Xavier Bertrand", a minimisé sur Twitter Christophe Castaner, le nouveau chef de file des députés LREM, avant de contre-attaquer : "Mêmes approximations, même arrogance... Rien de nouveau sous le soleil : face aux crises, Xavier Bertrand pense à son destin personnel". 

"Les Hauts-de-France méritent un dirigeant à plein temps, pas un candidat perpétuel", conclut Christophe Castaner, tandis que le porte-parole du Rassemblement national Sébastien Chenu, qui souhaite être la tête de liste de son parti aux élections régionales face à Xavier Bertrand, raillait sur France 3 : "Xavier Bertrand est obsédé par la présidentielle, moi par la région".

"Il ne faut pas se tromper d'élection", a lancé pour sa part Stanislas Guerini, délégué général de LREM, fustigeant les velléités qu'aurait la droite de faire des régionales "le premier tour de l'élection présidentielle".

Avec AFP et Reuters

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