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Cyclisme: Imola et les Ardennes en vue, la Bretagne à l'horizon

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Paris (AFP)

Et maintenant ? Le Tour achevé dimanche sur le triomphe imprévu du Slovène Tadej Pogacar, le calendrier resserré de cette saison particulière affiche le Mondial d'Imola, dès dimanche, le Giro et les classiques ardennaises. Bien plus loin, l'horizon du Tour 2021 reste à découvrir.

Le rendez-vous d'Imola:

Sept jours séparent le défilé sur les Champs-Elysées de la course à l'arc-en-ciel. Tadej Pogacar sera de la partie sur le circuit italien que le sélectionneur français Thomas Voeckler estime "d'abord pour puncheurs et après pour grimpeurs".

Julian Alaphilippe, chef de file de l'équipe de France, appartient à la première catégorie, privilégiée par le profil d'Imola. "J'ai la sensation d’être fatigué, mais pas complètement épuisé comme l'année dernière, et c'est ce que je voulais", a répété la première chance française pour conquérir le titre mondial... 23 ans après Laurent Brochard.

Au départ de ce Championnat du monde, course d'un jour de 259 kilomètres, radicalement différente d'une étape du Tour, Alaphilippe retrouvera des coureurs qui se sont mis en évidence ces trois dernières semaines sur les routes françaises (Hirschi, Schachmann, Kwiatkowski, van Aert, Van Avermaet, Dumoulin, Lutsenko) et d'autres qui se sont préparés sur un autre front (Fuglsang, Matthews, Woods, Nibali, Ulissi).

Les classiques ardennaises pour enchaîner:

Dans la semaine qui suit Imola, les spécialistes des classiques se rendent en Belgique pour la campagne ardennaise qui change d'ordre cette année. La Flèche Wallonne (30 septembre) donne le coup d'envoi, quatre jours avant la Doyenne Liège-Bastogne-Liège (3 octobre). L'Amstel Gold Race conclut, le 10 octobre, la séquence ardennaise alors qu'en parallèle, le Giro attire un autre front de compétiteurs (du 3 au 25 octobre).

Presque sans attendre, la période des classiques de pavés commence le 11 octobre par Gand-Wevelgem. Le Tour des Flandres (18 octobre), auquel a prévu de s'attaquer pour la première fois Alaphilippe, et Paris-Roubaix (25 octobre), en seront les deux temps forts attendus, six mois après leurs dates habituelles. Si la situation sanitaire l'autorise en cette année bouleversée par la pandémie de coronavirus, puisque le dernier mot revient aux autorités nationales. Un huis clos sur les zones de départ et d'arrivée est possible, voire probable.

L'horizon breton pour 2021:

Quatre étapes dans les différents départements de la Bretagne, région d'accueil du Grand départ du Tour 2021 avec Brest pour point de départ: les organisateurs du Tour ont donné rendez-vous au 29 octobre pour connaître la suite et surtout les détails du parcours de la prochaine édition.

"Le changement de Grand départ (du Danemark à la Bretagne) a fait qu'on est en avance sur 2022 mais très en retard sur 2021. On a dû changer quasiment une semaine et on est très serré en planning. Personne ne va souffler chez nous", relève le directeur du Tour Christian Prudhomme.

Dans le regard qu'il porte sur la course, son responsable dit être frappé par l'utilisation du vent, un élément fondamental dans le cyclisme, pour les étapes de plaine: "On a quasiment tous les ans une étape où un leader se fait piéger. Ce que j'espère, c'est qu'on aura très vite, pas forcément l'an prochain parce qu'il y aura les JO derrière, cette génération décomplexée qui va pour moi jusqu'à Mathieu van der Poel, des coureurs capables d'attaquer de loin et de redonner de la force aux étapes de plaine."

Le Tour 2021 présentera-t-il davantage de plaine ? "Le lieu du Grand départ dit déjà beaucoup, indique Christian Prudhomme. Ce sera forcément moins montagneux (qu'en 2020). Il y aura une semaine que je qualifierai de plus classique. Le souhait est de varier, jamais de durcir spécialement".

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