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REPORTAGE

L'ONU célèbre, sans enthousiasme, son 75e anniversaire dans un contexte de crise sanitaire

Les bancs de l'hémicycle des Nations unies resteront vides, lundi 21 septembre, à New York, à l'occasion du 75e anniversaire de l'ONU.
Les bancs de l'hémicycle des Nations unies resteront vides, lundi 21 septembre, à New York, à l'occasion du 75e anniversaire de l'ONU. © capture France 24
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L'ONU célèbre, lundi, le 75e anniversaire de l'organisation. Mais l'esprit n'est pas à la fête : les chefs d'État se réunissent virtuellement pour évoquer la crise sanitaire du Covid et les nombreux défis diplomatiques. Reportage. 

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Pas de grand discours enflammé prévu cette année à la tribune des Nations unies. Pour célébrer le 75e anniversaire de l'ONU, les chefs d'États du monde entier devront se contenter d’une réunion virtuelle, lundi 21 septembre, en raison de la crise sanitaire.

Dans le gigantesque bâtiment des Nations unies, seul le bruit des escalators résonne. "Si c'était un jour d'ouverture normal de l'Assemblée générale, 2 500 personnes passeraient ces portes, déplore Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général des Nations unies. Toutes les places seraient occupées, y compris sur les balcons et certains devraient rester debout. Je suis ici depuis 20 ans et à chaque fois, le premier jour on sent de l'électricité dans l'air, de la magie avec la présence de tous ces chefs d'État et de gouvernement. Et cette fois, on n’aura pas ça."

>> À lire : Donald Trump va activer une procédure à l'ONU pour rétablir les sanctions anti-Iran

Diplomatie agressive

Il y aura tout de même le très attendu discours de Donald Trump. Il y a deux ans, son discours offensif teinté de nationalisme n’avait pas manqué de marquer les esprits. "Cette année, il a vraiment intensifié sa diplomatie agressive envers le système multilatéral, en menant un combat contre ses alliés comme la France ou la Grande-Bretagne sur les sanctions contre l'Iran", commente Richard Gowan, directeur de l’ONU.

Dans le bâtiment déserté et désinfecté, le Secrétaire général, Antonio Guterres, reste l'une des rares personnes que l'on croise. Sur ses épaules, le poids d'une crise sanitaire mondiale sans précédent et de plus en plus d'animosité de la part de membres influents.

Antonio Guterres a déclaré à Reuters que la pandémie avait mis au jour les fragilités mondiales. Il prévoit de dire aux chefs d'État qu'il faut qu'ils travaillent ensemble dans un contexte de défis multilatéraux et d'un manque de solutions.

Ralentissement global 

Les quinze membres du Conseil de sécurité ont mis des mois à soutenir l'appel de Guterres à un cessez-le-feu global au profit de la lutte contre le coronavirus, notamment à cause des rivalités entre la Chine et les États-Unis.

Les 193 États membre de l'Assemblée générale ont seulement adopté un recueil de résolution sur "une réponse exhaustive" à la pandémie plus tôt dans le mois, sans toutefois trouver un consensus, les États-Unis et Israël s'y étant opposés.

Un appel de fonds de 10,3 milliards de dollars (8,7 milliards d'euros) pour aider les pays les plus vulnérables et dans le besoin n'a pour l'instant recueilli qu'un quart du financement nécessaire. Guterres pousse maintenant pour que l'accès à un vaccin contre le virus soit accessible à tous.

Selon un haut diplomate européen ayant requis l'anonymat, l'Assemblée générale aurait dû agir il y a des mois, mais "le Covid-19 nous a tous frappés et ralentis".

Avec AFP

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