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Covid-19 : près de 200 000 morts aux États-Unis, les pubs fermeront plus tôt en Angleterre

Des masques anti-coronavirus dans une boutique spécialisée de New York, le 21 septembre 2020.
Des masques anti-coronavirus dans une boutique spécialisée de New York, le 21 septembre 2020. © Andrew Kelly, Reuters
7 mn

La barre des 200 000 morts est sur le point d'être franchie aux États-Unis, où le coronavirus tue quatre fois plus proportionnellement qu'en Europe. De son côté, le Premier ministre britannique doit confirmer mardi que "les pubs, bars et restaurants devront fermer à 22 h à partir de jeudi" en Angleterre.

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La pandémie de Covid-19 a fait plus de 961 500 morts dans le monde depuis fin décembre, selon les derniers chiffres de lundi 21 septembre. Plus de 31,1 millions de cas ont été comptabilisés, dont au moins 21 millions ont été guéris.

À bientôt six semaines de l'élection présidentielle américaine, le bilan officiel de la pandémie de Covid-19 était proche des 200 000 morts aux États-Unis. Il s'agit du pays le plus endeuillé (199 815 décès mardi à 03 h GMT). Viennent ensuite le Brésil (137 272 morts), l'Inde (87 882), le Mexique (73 493) et le Royaume-Uni (41 759).

Les États-Unis enregistrent encore chaque jour presque un millier de décès ce qui, rapporté à la population, est le quadruple du taux de mortalité européen, selon Our World in Data.

Ce millier de morts quotidiens, où les personnes noires et hispaniques sont surreprésentées (plus de la moitié des morts de moins de 65 ans), est pour le candidat démocrate Joe Biden le symbole de l'incompétence du président Donald Trump face à la plus grande épreuve de son mandat.

"À cause des mensonges et de l'incompétence de Donald Trump au cours des six derniers mois, nous avons assisté à l'une des pertes de vies américaines les plus lourdes de l'Histoire", a attaqué l'ancien vice-président lundi. "Il n'était pas au niveau (pour cette crise). Il s'est figé, il n'a pas agi. Il a paniqué", a-t-il asséné.

Trump se donne la note "A+"

"S'il avait géré cela comme il a géré la grippe porcine, deux ou trois millions de personnes seraient mortes", avait déclaré, un peu plus tôt dans la journée, Donald Trump, en se donnant la note "A+" pour sa propre gestion (Joe Biden était vice-président pendant la pandémie de grippe H1N1 en 2009).

Le dirigeant attend, lui, un vaccin pour tourner la page de la crise sanitaire. Il l'espère pour octobre, juste avant l'élection, et les préparatifs logistiques sont lancés pour distribuer les doses des vaccins dès que les essais cliniques en cours produiront des résultats concluants. Seul un fabricant américain, Pfizer, croit qu'octobre est possible, mais cela ne concernera pas la plupart des Américains avant avril 2021, selon Donald Trump, voire mi-2021, selon de hauts responsables.

"Le Covid sera la troisième cause de mortalité cette année aux États-Unis", a déploré Tom Frieden, qui dirigeait les Centres de lutte contre les maladies sous Barack Obama.

La vie quotidienne reste perturbée. Dans de nombreuses villes, les écoles ont fait leur rentrée en virtuel, les restaurants et bars restent fermés en intérieur, et le port du masque s'est généralisé. Mais des foyers continuent d'éclater dans une large partie du territoire, notamment dans le Midwest, par exemple sur des campus universitaires.

Niveau d'alerte relevé par Londres

Dans une déclaration au Parlement prévue mardi, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, "confirmera que les pubs, bars et restaurants devront fermer à 22 h à partir de jeudi" en Angleterre, a annoncé Downing street dans un communiqué. 

Le nombre de personnes se côtoyant dans ces établissements devrait aussi diminuer puisque "seul le service à table" sera désormais autorisé, doit annoncer Boris Johnson, après une réunion de crise du gouvernement britannique dans la matinée.  

Ces restrictions interviennent alors que les chefs des services médicaux des quatre provinces britanniques ont relevé, lundi, le niveau d'alerte lié au virus à 4, contre 3 depuis juin, ce qui correspond à un niveau de transmission "élevé ou augmentant de manière exponentielle".

Contaminations exponentielles

Pays le plus endeuillé en Europe, le Royaume-Uni voit actuellement les contaminations "doubler tous les sept jours", a prévenu, lundi, le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance, lors d'une allocution télévisée.

Si l'épidémie suivait cette courbe, "on arriverait à 50 000 cas par jour mi-octobre" - contre environ 6 000 actuellement selon les estimations - et cela pourrait mener à "200 morts par jour ou plus mi-novembre", a-t-il poursuivi. Au plus fort de la pandémie, le Royaume-Uni dénombrait près de 1 000 morts par jour. "Si nous ne changeons pas de cap, le virus décollera. C'est la voie sur laquelle nous sommes", a ajouté lors de cette allocution le professeur Chris Whitty, médecin-chef pour l'Angleterre.

Situation préoccupante en Algérie

La situation paraît aussi préoccupante en Algérie, où le nombre de cas positifs a franchi les 50 000 lundi, en France, où plus de 5 000 nouveaux cas ont été recensés en 24 heures, ou en Tunisie, où un nombre record de nouveaux malades du Covid-19 a été enregistré ces derniers jours, sans pour autant que des mesures de reconfinement n'y soient envisagées.

L'Argentine subit aussi les conséquences de la pandémie puisqu'elle a enregistré, lundi, un nouveau record quotidien de décès liés au Covid-19 avec 429 morts, ce qui porte à 13 482 le bilan total dans le pays, ont annoncé les autorités. Il s'agit du nombre de décès le plus élevé depuis que la pandémie a frappé le pays sud-américain, où des mesures de confinement sont en vigueur depuis le 20 mars, avec un assouplissement progressif en fonction des régions.

Avec AFP

 

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