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Covid-19 : Toulouse, Lyon et la Guadeloupe particulièrement touchés

Un Parisien passant un test PCR, le 2 septembre 2020, dans le centre de la capitale.
Un Parisien passant un test PCR, le 2 septembre 2020, dans le centre de la capitale. © Christian Hartmann, Reuters
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Vidéo par : FRANCE 2
8 mn

Les chiffres du Covid en France continuaient, lundi, leur progression, obligeant les autorités sanitaires à prendre de nouvelles restrictions dans plusieurs villes et régions du territoire. Petit tour d'horizon.

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La France a enregistré 5 298 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, moins que ce week-end, mais le taux de positivité a augmenté pour le troisième jour d'affilée, selon les données publiées lundi 21 septembre par Santé publique France (SpF). C'est moins qu'en fin de semaine, où le pays avait dénombré près de 13 500 nouveaux cas samedi et plus de 10 500 dimanche. 

Environ 20 % des lits en réanimation sont occupés par des patients atteints du Covid-19 en Île-de-France, indiquait sur Europe 1 Aurélien Rousseau, le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS), qui s'attend à "une forte tension dans 15 jours/3 semaines". Depuis lundi, 20 nouveaux centres de dépistage ont été ouverts dans la région : deux par département et 6 à Paris, vu la densité. 

>> À lire : Nouveau record avec près de 13 500 nouveaux cas en 24 heures

Lyon renforce les mesures  

Après Marseille et Nice, le préfet du Rhône a annoncé, lundi, de nouvelles mesures pour freiner la propagation du Covid-19 dans l'agglomération lyonnaise : rassemblements publics limités à 1 000 personnes, zones supplémentaires où le port du masque est obligatoire, limitation des visites dans les Ehpad. En revanche, la fermeture anticipée des bars et restaurants n'est pas prévue à ce jour à Lyon, contrairement à ce qui a été décidé à Marseille ou Nice. Seule la consommation debout a été proscrite. 

"Les contrôles seront renforcés. Si nous constatons des manquements aux gestes barrière dans ces établissements, il y a aura des sanctions et je n'hésiterai pas à exiger leur fermeture administrative", a prévenu Pascal Mailhos lors d'une conférence de presse. "Ces mesures sont prises pour 15 jours. Si elles ne sont pas assez efficaces, nous en prendrons de plus sévères", a-t-il souligné. "Le but, c'est de préserver au maximum les activités", a relevé le préfet. "C'est un pari".  

Tour de vis à Toulouse  

La préfecture de Haute-Garonne a également ramené de 5 000 à 1 000 personnes la jauge du public pour tous les évènements, y compris sportifs, sur le département, et réduit les horaires d'ouverture des bars. 

L'administration, qui avait déjà renforcé l'arsenal anti-Covid en limitant notamment les activités festives à Toulouse, justifie ce nouveau tour de vis par l'évolution, qui continue d'être "défavorable", des taux d'incidence. Avec 159,5 cas positifs pour 100 000 habitants recensés dimanche, la Haute-Garonne dépasse des départements comme la Gironde ou les Alpes-Maritimes, relève la préfecture dans un communiqué. 

En vertu des nouvelles mesures, qui entreront en vigueur mercredi, les "événements rassemblant plus de 1 000 personnes sont interdits sur l'ensemble du département". À Toulouse même, quatrième ville de France à forte population étudiante, les bars et restaurants devront fermer à 1 h, au lieu de 2 h en semaine et 3 h le week-end. Ils rouvriront à 18 h, au lieu de 17 h. 

Mesures restrictives en Guadeloupe 

Si l'état d'urgence sanitaire a été levé à Mayotte et en Guyane, ce n’est pas le cas de la Guadeloupe. L’île est dans le peloton de tête des départements avec la prévalence la plus élevée au Covid-19. Là aussi, les autorités ont renforcé les mesures. Bars et restaurants ferment à 22 heures. Et comme souvent, les réactions sont mitigées. Le gouvernement envisage de fermer les bars et d’interdire les rassemblements si la situation sanitaire ne s’améliore pas. 

À Rennes, lundi,le tribunal administratif de la ville a débouté les patrons de bars qui contestaient l'arrêté préfectoral ordonnant la fermeture des établissements à 23 h, en raison de l'accélération de la circulation du Covid-19 dans le département. "L'arrêté est confirmé", a indiqué à l'AFP Anne Vimont-Gabaury, l'une des avocates de l'Union des métiers de l'industrie de l'hôtellerie d'Ille-et-Vilaine. "La juge a retenu l'état sanitaire, le fait que c'était les jeunes qui étaient le plus touchés", a précisé l'avocate. 

Avec AFP

 

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