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Marseille prête à accueillir "sans condition" le navire Alan Kurdi et ses migrants naufragés

Le "Alan Kurdi" navigue au large des côtes libyennes sur une photo prise par l'ONG allemande de sauvetage des migrants Sea-Eye.
Le "Alan Kurdi" navigue au large des côtes libyennes sur une photo prise par l'ONG allemande de sauvetage des migrants Sea-Eye. © Joris Grahl, AFP
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La ville de Marseille est prête à accueillir "sans condition" le Alan Kurdi, navire de l'ONG allemande Sea-Eye en route vers les côtes françaises après avoir secouru quelque 130 migrants en mer Méditerranée, a affirmé mercredi le premier adjoint au maire, Benoît Payan.

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"Si le Alan Kurdi émet la volonté de venir à Marseille, nous réitérons la position selon laquelle nous ne laisserons personne se noyer en Méditerranée", a déclaré mercredi 23 septembre Benoît Payan, qui assure actuellement l'intérim de la maire de Marseille, Michèle Rubirola, éloignée pour raisons de santé.

"Le bateau doit être accueilli dans le port le plus sûr, le plus proche pour permettre le débarquement, c'est cette règle que nous allons continuer à appliquer avec nos partenaires européens", a rappelé de son côté Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement à l'issue du Conseil des ministres.

Répétant la position officielle de la France, qui signifierait dans ce cas que le port le plus sûr n'est pas en France, Gabriel Attal a cependant ajouté que "depuis le début de la crise migratoire, la France ne s'est jamais dérobée à ses responsabilités concernant l'accueil de personnes en détresse qui peuvent se présenter aux frontières de l'Europe" et qu'elle "va continuer à prendre sa part dans cet accueil".

Précisant avoir appris l'arrivée éventuelle du Alan Kurdi par la presse, le premier adjoint au maire de Marseille a insisté sur le fait que la ville était prête à accueillir ce navire "sans condition" : "Puis le droit commun s'appliquera pour la gestion concrète de l'accueil des naufragés à bord", a-t-il précisé.

"L'inaction des autorités italiennes et allemandes"

La décision de l'ouverture ou non du port de Marseille n'est cependant pas de la compétence de la ville, mais des autorités nationales. "Nous ne sommes pas décisionnaires, nous allons accompagner les décisions qui seront prises à terre par la préfecture départementale, en accord avec le gouvernement", a expliqué la préfecture maritime. 

"Nous avons échangé à la mi-journée avec le Grand port maritime de Marseille et ils n'avaient pas reçu de demande d'escale" concernant ce navire, a précisé cette source.

La préfecture maritime peut intervenir au moment où un bateau franchit les eaux territoriales, situées à 12 milles marins de la côte (22 km environ).

Benoît Payan réitère une position que la ville de Marseille avait déjà prise fin août, "conformément à son histoire et à ses traditions", alors qu'un autre navire humanitaire, le Louise-Michel, affrété par le street artist britannique Banksy, voguait en Méditerranée avec des dizaines de migrants à bord.

Le bateau Alan Kurdi de l'ONG allemande Sea-Eye, qui a recueilli 133 migrants en mer samedi, a annoncé mercredi faire route vers le port de Marseille en France après avoir vu ses tentatives de rejoindre les côtes italiennes échouer : "L'inaction des autorités italiennes et allemandes nous contraint à cette mesure", a assuré le dirigeant de l'ONG, Gorden Isler, dans un communiqué.

Avec AFP

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