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Procurations frauduleuses à Marseille: 9 personnes en garde à vue, dont un maire LR de secteur

De gauche à droite, les LR Sabine Bernasconi, Julien Ravier, Martine Vassal, Valérie Boyer et Yves Moraine, le 12 juin 2020 à Marseille
De gauche à droite, les LR Sabine Bernasconi, Julien Ravier, Martine Vassal, Valérie Boyer et Yves Moraine, le 12 juin 2020 à Marseille CLEMENT MAHOUDEAU AFP/Archives
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Marseille (AFP)

Neuf personnes ont été placées en garde à vue mardi, dont six étaient toujours entendues mercredi matin par les enquêteurs, dans l'enquête sur des procurations douteuses établies pour les élections municipales à Marseille, a-t-on appris de source proche du dossier.

Parmi ces personnes toujours en garde à vue mercredi matin figurent Yves Moraine, ex-maire LR des 6e et 8e arrondissements de la ville, et Julien Ravier, maire LR des 11e et 12e arrondissements, a-t-on précisé de même source, confirmant des informations initiales de La Provence.

Cette enquête sur de possibles "manœuvres frauduleuses" et "faux et usages de faux" avait été ouverte après que France 2 et l'hebdomadaire Marianne eurent révélé ces "procurations simplifiées" proposées notamment par une élue LR ainsi que par une colistière de Martine Vassal, la candidate des Républicains pour la ville, dans le 4e secteur (6e et 8e arrondissements).

Elle avait ensuite été étendue à des soupçons autour du vote de résidents d'un Ehpad du 6e secteur (11e et 12e arrondissements), résidents parfois atteints de maladies comme Alzheimer. Une cinquantaine de procurations avaient été établies dans cet établissement, à leur insu selon plusieurs familles.

Cité dans La Provence, l'avocat de M. Moraine, Erick Campana, a déclaré que son client "contest(ait) toute implication dans ce dossier".

Si Julien Ravier a été réélu dans le 6e secteur, Mme Vassal, présidente de la métropole et du département, a été battue dans le 4e secteur, le fief de Jean-Claude Gaudin, maire LR de la ville pendant 25 ans, à qui a succédé début juillet la candidate de l'union de la gauche Michèle Rubirola.

Une seconde enquête avait été ouverte début juillet, sur d'autres procurations douteuses, cette fois dans le 8e secteur remporté par la sénatrice ex-PS Samia Ghali. Deux élus proches de Mme Ghali avaient eux aussi été placés en garde puis libérés sans poursuite dans cette affaire.

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