La Corée du Nord a tué un Sud-coréen dans ses eaux territoriales, selon Séoul

Des soldats nord-coréens inspectent la zone démilitarisée séparant les deux Corées, le 16 septembre 2020.
Des soldats nord-coréens inspectent la zone démilitarisée séparant les deux Corées, le 16 septembre 2020. © Reuters

Un ressortissant sud-coréen naviguant sur un bateau de patrouille pour la pêche a été tué par des soldats nord-coréens qui ont par la suite, incinéré son cadavre, a annoncé jeudi l'armée sud-coréenne.

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Regain de tension entre Pyongyang et Séoul. Les forces nord-coréennes ont abattu un Sud-Coréen travaillant dans la pêche qui s'est retrouvé dans les eaux territoriales de Pyongyang, a annoncé, jeudi 24 septembre, le ministère de la Défense de Séoul, qualifiant cet acte de "scandaleux".

L'homme de 47 ans, disparu alors qu'il était à bord d'un patrouilleur, se trouvait à proximité de l'île frontalière occidentale de Yeonpyeong, a précisé le ministère dans un communiqué. Après avoir analysé des renseignements, l'armée sud-coréenne a "confirmé" que le Nord avait "abattu un ressortissant sud-coréen trouvé dans les eaux territoriales de Corée du Nord et a incinéré son corps".

"Nous mettons solennellement en garde la Corée du Nord sur le fait que toutes les responsabilités liées à cet incident lui incombent", a-t-elle ajouté. Les raisons pour lesquelles ce fonctionnaire s'est retrouvé à l'eau ne sont pas encore claires. Des médias ont rapporté que ses chaussures avaient été retrouvés à bord du patrouilleur, ce qui laisserait à penser qu'il aurait ainsi voulu faire défection. 

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Le président sud-coréen, Moon Jae-in, a dénoncé un meurtre "choquant" et "impardonnable". Évoquant un "crime contre l'humanité", la Maison bleue [la présidence] a réclamé des excuses à Pyongyang et la mise en place de mesures pour prévenir de tels incidents à l'avenir.

En juillet, un transfuge nord-coréen qui avait fui vers le Sud il y a trois ans est retourné dans son pays en réussissant à franchir illégalement "la ligne de démarcation" qui fait office de frontière avec la Corée du Sud. Cela avait poussé les autorités nord-coréennes à décréter le confinement de la ville de Kaesong, située à la frontière, par crainte qu'il ne soit porteur du Covid-19.

Pas de cas officiel de Covid-19, selon Pyongyang

Le commandant des forces américaines en Corée du Sud, Robert Abrams, a affirmé que les autorités nord-coréennes ont donné l'ordre d'abattre les personnes qui tenteraient d'entrer dans le pays depuis la Chine, afin d'empêcher une épidémie de Covid-19.

Une "zone tampon" à la frontière a été créée, avec des soldats des forces spéciales prêts à tirer. Jusqu'à présent, Pyongyang a affirmé ne pas avoir enregistré de cas de Covid-19 sur son territoire.

La Corée du Nord a fermé ses frontières fin janvier, au moment où l'épidémie explosait en Chine, et a imposé des restrictions drastiques à sa population, notamment un confinement strict à des milliers de personnes. 

Avec AFP

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