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Kim Jong-un présente ses excuses pour le meurtre d’un Sud-Coréen

Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, lors d'une réunion d'urgence du bureau politique, suite à un premier cas présumé de Covid-19, le 25 juillet 2020.
Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, lors d'une réunion d'urgence du bureau politique, suite à un premier cas présumé de Covid-19, le 25 juillet 2020. © STR KCNA via KNS, AFP
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Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a  a exprimé des regrets, vendredi, pour la mort d'un fonctionnaire sud-coréen tué par l'armée du Nord. Un événement qu'il a qualifié  "d'inattendu et honteux", selon Séoul.

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C’est un fait rare. Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a présenté ses excuses pour le meurtre d’un Sud-Coréen dans ses eaux territoriales, a déclaré, vendredi 25 septembre, Séoul. Survenu trois jours auparavant, cet "événement inattendu et honteux", selon les mots de Pyongyang, a été le premier meurtre perpétré par l’armée du Nord depuis dix ans.

Le fonctionnaire sud-coréen, qui travaillait pour le secteur de la pêche, a été abattu par des soldats nord-coréens et son corps a été brûlé, a priori, par crainte d'une contamination au coronavirus.

Kim Jong-un a qualifié cet événement d'"affaire honteuse" et s'est excusé pour "avoir déçu le président Moon Jae-in et les Sud-Coréens", a indiqué Suh Hoon, conseiller à la sécurité nationale de la Corée du Sud.

Pyongyang en alerte maximum contre le Covid-19

La Corée du Nord, et tout particulièrement son actuel dirigeant, ne présente que très rarement des excuses. Ces dernières sont d’autant plus particulières à l’heure où les relations inter-coréennes sont au point mort, tout comme les négociations entre Pyongyang et Washington.

>> A lire aussi sur France 24 : Pourquoi la Corée du Nord s'acharne actuellement sur son voisin du Sud

Suh Hoon a lu une lettre en provenance du service du parti au pouvoir au Nord en charge des relations avec son voisin du Sud.

Dans cette missive, Pyongyang reconnaît avoir tiré une dizaine de coups de feu sur l'homme "entré illégalement dans nos eaux" et qui a refusé de décliner correctement son identité. Les gardes-frontières lui ont alors tiré dessus conformément aux instructions permanentes, selon ce courrier.

Son corps n'était plus visible après les tirs et les troupes ont mis le feu à son dispositif de flottaison - qui était couvert de sang - conformément à la règlementation en vigueur alors que le pays est en alerte maximum par rapport au Covid-19.

Jeudi, l'armée sud-coréenne avait affirmé qu'il avait subi plusieurs heures d'interrogatoire alors qu'il était dans l'eau. Au cours de ce dernier, il aurait exprimé son envie de faire défection mais il a été tué sur "ordre d'une autorité supérieure".

Ce fonctionnaire avait disparu, lundi, alors qu'il se trouvait à bord d'un patrouilleur naviguant à proximité de l'île sud-coréenne de Yeonpyeong, située à un kilomètre et demi de la frontière maritime avec le Nord.

Il portait un gilet de sauvetage et ses chaussures ont été retrouvées sur le bateau bord duquel il naviguait, ce qui laisse à penser qu'il est allé à l'eau de son plein gré.

(Avec AFP)

 

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