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Covid-19 : les nouvelles restrictions en Guadeloupe, "un coup dur" pour le tourisme

Un marché à Capesterre-Belle-Eau dans le sud du département de la Guadeloupe, peu avant l'annonce de nouvelles restrictions pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, le 23 septembre 2020.
Un marché à Capesterre-Belle-Eau dans le sud du département de la Guadeloupe, peu avant l'annonce de nouvelles restrictions pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, le 23 septembre 2020. © Lara Balais, AFP
7 mn

Les horaires d'accès "aux plages, aux rivières et plans d'eau" seront restreints en Guadeloupe et l'organisation de fêtes privées sera interdite, a annoncé jeudi le préfet de l'île, après son classement en zone d'alerte maximale au Covid-19. Le secteur touristique, qui avait repris une activité quasi normale, accueille ces nouvelles restrictions comme "une douche froide".

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De nouvelles restrictions en Guadeloupe dues au Covid-19. Le préfet de l’île française a annoncé jeudi 24 septembre la restriction des horaires d’accès "aux plages, aux rivières et plans d’eau", après son classement en zone d’alerte maximale. L’organisation de fêtes privées sera également interdite.

"Plages, rivières et plans d'eau" ne seront plus accessibles entre 11h30 et 14h30, puis à partir de 19 heures, à compter de samedi et ce, "pour une durée de quinze jours", a annoncé le préfet de Guadeloupe, Alexandre Rochatte.

"Le contact tracing permet de voir que les contaminations se font désormais dans la sphère privée", indiquent les autorités pour justifier leur décision. Or les week-ends sont, en Guadeloupe, riches en pique-niques et rassemblements familiaux sur les plages ou au bord des rivières.

En outre, les autorités ont décidé l'interdiction de l'organisation de fêtes privées communiquées au grand public, via les réseaux sociaux, et certains vols au départ et à destination de Guadeloupe seront restreints à des motifs impérieux de voyage, notamment avec Saint-Martin et la Martinique.

"Les mesures en vigueur, comme le télétravail […], restent en place [ainsi que] les sports à huis-clos", a ajouté le préfet. Concernant les gymnases, stades et autres lieux de pratique sportive, qui pourraient fermer, le préfet a dit attendre "des précisions du ministère [de la Santé] avant de communiquer sur le sujet".

"Une douche froide"

Ces dernières mesures viennent s'ajouter à celles annoncées par le ministre de la Santé mercredi 23 septembre telles que la fermeture des bars et restaurants dès samedi, l'interdiction de se rassembler à plus de 10 dans les espaces publics et celles déjà en vigueur depuis une quinzaine de jours.

"C’est une douche froide : ces mesures sont extrêmement contraignantes pour nous en Guadeloupe, qui est une destination touristique", a rétorqué Olivier-Bernard Michel, du Comité du tourisme en Guadeloupe, dans un entretien à France 24. "Il y a beaucoup de bars, de restaurants et d'hôtels qui avaient repris une activité en août, mais avec ces nouvelles mesures, ça risque de mettre pas mal d’entreprises dans une situation très compliquée."

Le préfet a toutefois indiqué avoir "discuté mercredi avec les élus du territoire qui convergent tous sur des mesures fortes". Certains élus, comme la présidente du département, Josette Borel-Lincertin, auraient même souhaité l'instauration d'un couvre-feu (pour l'heure refusé par les autorités, hors cadre de l'état d'urgence sanitaire).

"L'ARS confirme que les contaminations ont lieu principalement dans la sphère privée. Et pourtant, les mesures prises ne touchent cette dimension qu'à la marge. Suis-je la seule à voir là une incohérence", questionne-t-elle.

"Si nous ne faisons pas redescendre le taux de reproduction du virus en-dessous de 1, l'épidémie ne régressera pas", souligne de son côté la directrice générale de l'ARS, Valérie Denux, rappelant encore la situation de tension du CHU qui a activé le niveau 6 du plan Orsan [organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles], et qui sera épaulé par l'arrivée de personnel médical militaire dès la fin de semaine.

Avec AFP

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