Accéder au contenu principal

Hand: le titre "commence à me manquer", avoue le coach de Montpellier Canayer

L'entraîneur de Montpellier Patrice Canayer lors de la finale de la Ligue des champions face à Vardar, le 26 mai 2018 à Cologne
L'entraîneur de Montpellier Patrice Canayer lors de la finale de la Ligue des champions face à Vardar, le 26 mai 2018 à Cologne Patrik STOLLARZ AFP/Archives
4 mn
Publicité

Montpellier (AFP)

Le titre "commence à me manquer", a avoué à l'AFP l'entraîneur et manager de Montpellier Patrice Canayer avant de reprendre la saison samedi dans sa salle face à Chartres. Le MHB, plus gros palmarès du handball français, n'a plus été champion de France depuis 2012.

Q: Quel est votre objectif cette saison ?

R: "Montpellier a été habitué à gagner des titres de champion. Et, cela commence à me manquer. Cela me ferait moins mal s'ils étaient répartis, mais Paris enchaîne les titres. Il faudra bien qu'un jour un club brise cette hégémonie, autant que cela soit Montpellier. Notre président a estimé récemment que Montpellier était fait pour gagner des titres. Si tout le monde peut se reconnaître dans cet objectif, le titre de champion est celui qui me passionne le plus."

Q: Paris, qui a perdu des joueurs majeurs comme le Norvégien Sander Sagosen ou le gardien espagnol Rodrigo Corrales, vous paraît-il plus accessible?

R: "La force du PSG repose sur son entraîneur (l'Espagnol Raul Gonzalez ndlr). Cet homme expérimenté a besoin de mettre son effectif de grande qualité en place, mais Paris reste une équipe très, très compétitive. Il va vite retrouver un niveau très élevé. Cela ne nous empêche pas de les battre. Quand on enchaîne les titres, et on l'a vécu, on a l'impression parfois que c'est un dû. On peut parfois être tenté de faire moins d'efforts. Paris ne sera pas moins bon. Sera-t-il aussi régulier? C'est à voir. J'espère surtout que Montpellier sera meilleur."

Q: Abordez-vous cette saison avec un sentiment de revanche par rapport à la précédente?

R: "Non, car c'était une étape indispensable dans la reconstruction de l'équipe. Il y a deux ans, on est allé très, très haut: on a gagné la Coupe d'Europe et laissé échapper le titre au goal-average. Pour se maintenir à ce niveau, il aurait fallu garder les meilleurs joueurs, se renforcer et avoir une économie qui suive. Le soir du titre, j'avais prévenu les dirigeants que cela allait évoluer comme ça. L'an passé, il y a eu des choses intéressantes, mais également de l'irrégularité technique, tactique et surtout mentale. Je table sur la progression de Montpellier plus que sur la baisse de niveau de nos adversaires. Avec un an de plus, avec le recrutement, à l'instar d'Alexis Borges, et la montée de certains jeunes, il me semble que l'on est un peu mieux armés pour monter d'un cran."

Q: La crise sanitaire fait-elle peser une menace sur la saison ?

R: "Ce n'est pas le Covid qui fait peser une menace, ce sont les décisions consécutives au Covid. Je remets pas en cause les décisions, d'autant que l’on a une relation parfaite avec les institutions. Cela fait deux mois que se profile la situation actuelle. Je ne comprends pas que l'on ne soit pas en mesure d'annoncer en même temps les mesures sanitaires et les mesures économiques d'accompagnement. Ce n'est pas normal. S'il n'y a pas de mesures d'accompagnement, que doit-on faire ? Doit-on continuer à jouer ou doit-on mettre tout le monde au chômage partiel ? On a besoin de savoir."

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.