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Attaque à l'arme blanche à Paris : plusieurs blessés, le parquet antiterroriste saisi

Des policiers près du lieu de l'attaque à l'arme blanche dans le 11e arrondissement de Paris, le 25 septembre 2020.
Des policiers près du lieu de l'attaque à l'arme blanche dans le 11e arrondissement de Paris, le 25 septembre 2020. © Alain Jocard, AFP
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Vidéo par : FRANCE 2
12 mn

Une attaque à l'arme blanche a eu lieu à Paris, vendredi en fin de matinée, dans le 11e arrondissement, devant les anciens locaux du journal satirique Charlie Hebdo. Au moins deux personnes ont été blessées, dont une gravement, et deux hommes ont été interpellés. Le parquet antiterroriste a été saisi. 

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Une attaque à l'arme blanche - au couteau ou à la machette - a eu lieu, le 25 septembre à Paris, vers 11h30, devant l'ancien siège du journal satirique Charlie Hebdo, dans le 11e arrondissement de Paris. Un périmètre de sécurité a été établi dans la zone. Au moins deux personnes ont été blessées.

Deux suspects ont été interpellés et mis en garde à vue. Le premier a été arrêté dans le quartier de la Bastille. "Il a été arrêté à la sortie du métro Bastille, devant l'opéra. Il était couvert de sang", détaille Christophe Dansette, journaliste de France 24 sur place, d'après les informations d'une source policière. Le deuxième a été interpellé vers la station de métro Richard Lenoir, dans la zone bouclée. 

Le parquet antiterroriste a été saisi. L'enquête de flagrance est ouverte pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a-t-il précisé. 

Attaque à Paris : le parquet anti-terroriste de la ville a été saisi
03:17

Deux collaborateurs de "Cash Investigation" blessés

Deux collaborateurs du magazine "Cash Investigation" de France 2, travaillant pour la société de production Premières Lignes, ont été blessés. "Une de nos salariés a vu cet homme courir avec une lame de boucher ou une machette après un de nos collaborateurs qui était déjà blessé et même ensanglanté", a témoigné la journaliste Élise Lucet sur France 2. 

"Deux collègues fumaient une cigarette en bas de l'immeuble, dans la rue. J'ai entendu des hurlements. Je suis allée à la fenêtre et j'ai vu un de mes collègues, taché de sang, être poursuivi par un homme avec une machette dans la rue. On sait que nos deux collègues sont blessés, mais nous n'en savons pas davantage pour le moment", a affirmé une employée de Premières Lignes à l'AFP.

Après l'attaque de 2015, les locaux de Charlie Hebdo ont déménagé, mais des sociétés de production audiovisuelles, notamment Premières Lignes Production, sont restées. La société était déjà présente en 2015 et avait fourni les premières images à l'époque.  

"Ces journalistes avaient vécu les attentats du 7 janvier 2015 et sont encore traumatisés par cette attaque. Ils revivent ce cauchemar une deuxième fois", note Christophe Dansette. 

Intervention de police toujours en cours

La zone de Richard Lenoir est actuellement sécurisée par les forces de l'ordre et la préfecture de police conseille d'éviter la zone. "Les policiers sont extrêmement nombreux et la tension est encore vive", témoigne Christophe Dansette.

En fin de matinée, le périmètre de sécurité avait été élargi en raison de la présence d'un colis suspect. "La BRI [Brigade de recherche et d'intervention] est mobilisée", précise Christophe Dansette. Peu après 13 heures, la Préfecture a cependant levé les doutes et assuré qu'il n'y avait aucun engin explosif détecté dans le colis suspect. 

Des milliers d'élèves confinés

"Des milliers d'élèves", de la crèche au lycée, ont été confinés par précaution dans trois arrondissements du centre de Paris, a par ailleurs indiqué le maire de Paris-Centre, Ariel Weil.

"Cinq écoles du 11e arrondissement et toutes les écoles des 3e et 4e arrondissements ont été confinées. Ça représente des milliers d'élèves, de la crèche au lycée. On se met en sécurité. On est en train de fermer les équipements municipaux et les gymnases aussi", a ajouté Ariel Weil.

Jean Castex et Gérald Darmanin sur place 

"Un événement grave vient de se produire à Paris", a déclaré le Premier ministre, Jean Castex, qui a écourté un déplacement en Seine Saint-Denis pour se rendre à une cellule de crise au ministère de l'Intérieur, place Beauvau. 

"Dans ces conditions, je suis obligé de me rendre au centre de crise à Beauvau pour m'assurer de la réalité de la situation et de son évolution", a souligné le chef de gouvernement, écourtant un déplacement à Pantin. 

Le premier ministre ainsi que le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, ont annoncé vers 14h se rendre sur place. 

Attaque à Paris : une cellule de crise a été ouverte
01:59

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