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Mondiaux: Alaphilippe rêve en arc-en-ciel

Grosse émotion pour Julian Alaphilippe champion du monde de cyclisme sur route, à Imola, le 27 septembre 2020
Grosse émotion pour Julian Alaphilippe champion du monde de cyclisme sur route, à Imola, le 27 septembre 2020 Marco BERTORELLO AFP
4 mn
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Imola (Italie) (AFP)

Julian Alaphilippe a revêtu le maillot arc-en-ciel, dimanche, sur le circuit italien d'Imola, 23 ans après Laurent Brochard, dernier Français sacré champion du monde avant lui.

Pour accomplir l'exploit de sa carrière, Alaphilippe a attaqué en puncheur, comme il aime à le faire, en haut de la dernière ascension du difficile parcours tracé dans les collines de Romagne. Comme à Epernay, l'an dernier, quand il s'en était allé conquérir le maillot jaune du Tour de France, début d'une série de 14 jours.

Sur la ligne tracée dans l'autodrome Enzo et Dino Ferrari, le Français s'est présenté en grand vainqueur, 24 secondes avant le sprint réglé en force par le Belge Wout van Aert, déjà deuxième du contre-la-montre des Mondiaux vendredi, devant le Suisse Marc Hirschi.

Au contraire de l'année passée, quand il avait enchaîné les grands succès (Strade Bianche, Milan-Sanremo, Flèche wallonne), Alaphilippe (28 ans) n'a que très peu gagné cette saison. Mais, à chaque fois, il a changé de tenue. A Nice, le 30 août, il a endossé pour trois jours le maillot jaune du Tour. A Imola, il a conquis le maillot irisé... pour une année pleine.

- L'impressionnant van Aert -

"C"est une nouvelle chance", avait prévenu +Alaf+, autour de qui le sélectionneur national Thomas Voeckler avait bâti l'équipe de France. Après trois éditions qui s'étaient dérobées sous ses pédales, surtout en 2017 quand il avait été rejoint près de l'arrivée sur le circuit norvégien de Bergen.

Cette fois, le Français qui porte d'ordinaire les couleurs de l'équipe Deceuninck n'a pas été repris. Dans le groupe de poursuite, la présence de van Aert, impressionnant de force, a donné à réfléchir aux autres membres du groupe (Hirschi, Kwiatkowski, Fuglsang, Roglic) lancés à la poursuite de l'homme de tête, en passe de toucher son rêve.

"C'était le rêve de ma carrière", a lâché, très ému, le nouveau champion du monde dans sa première réaction. "J'ai été si près tellement de fois mais je n'avais même jamais été sur le podium. Je suis arrivé ici avec beaucoup d'ambitions. C'est un jour de rêve pour moi".

Hyper-sensible, le quintuple vainqueur d'étape sur le Tour de France a tenu à remercier son entourage: "le sélectionneur Thomas Voeckler pour avoir cru en moi, ma famille, mes proches, mon cousin Franck (également son entraîneur), Marion (Rousse, sa compagne)." Avant de fondre en larmes: "C'est le rêve de ma carrière."

- Pogacar se montre -

La course, sous un ciel couvert, a commencé à se décanter à 70 kilomètres de l'arrivée quand le forcing de l'équipe de France (Pacher, Peters, Elissonde), venant après le travail d'usure de la Suisse et du Danemark, a mis fin à l'échappée initiale (Koch et Traeen pour derniers rescapés).

La Belgique a pris le relais avant que le vainqueur du Tour de France, le Slovène Tadej Pogacar, attaque dès le pied de l'avant-dernière montée de la côte la plus sélective, Gallisterna, à 42 kilomètres de la ligne. Mais le jeune Slovène, 22 ans, a été muselé à distance par les coéquipiers de van Aert (Benoot, Wellens), jusqu'à la jonction avant les 20 derniers kilomètres.

Patient, Alaphilippe a attendu l'approche du sommet de l'ultime ascension de Gallisterna (2,7 km à 6,4 %) pour porter son attaque. Il a foncé ensuite sur la route étroite, en faux-plats descendants, jusqu'à l'autodrome.

A l'entrée du circuit automobile, à 3400 mètres de l'arrivée, l'essentiel était fait avec 14 secondes d'avance. Le maillot arc-en-ciel l'attendait après plus de six heures et demie d'efforts.

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