Aux États-Unis, l'ex-policier inculpé après la mort de Breonna Taylor plaide non coupable

Une manifestation Black Lives Matter à Louisville le 26 septembre 2020.
Une manifestation Black Lives Matter à Louisville le 26 septembre 2020. © Eduardo Munoz, Reuters

Le policier licencié et inculpé pour mise en danger de la vie d'autrui dans l'affaire Breonna Taylor a plaidé non coupable, lundi, à Louisville, dans le Kentucky. Cette Afro-Américaine tuée à la suite d'une intervention policière à son domicile est devenue un nouvel exemple brandi par le mouvement Black Lives Matter pour dénoncer le racisme et les violences policières aux États-Unis.

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L'ancien policier inculpé après la mort de Breonna Taylor, une jeune Afro-Américaine tuée lors d'une perquisition en mars à Louisville, dans le Kentucky, a plaidé, lundi 28 septembre, non coupable des trois chefs d'inculpation qui pèsent sur lui.

Aucun des trois policiers ayant fait feu lors de l'opération n'a été inculpé pour la mort de la jeune femme. Brett Hankison est poursuivi pour mise en danger de la vie d'autrui, ses tirs ayant traversé l'appartement de voisins de Breonna Taylor. Aucune charge n'a été retenue contre les deux autres policiers. Un jury a estimé qu'ils avaient agi en état de légitime défense.

Brett Hankison, licencié par la police en juin, a comparu libre lors d'une brève audience par téléphone. Son avocat, Stewart Matthews, a demandé qu'il soit autorisé à conserver les armes qu'il possède "pour se défendre" en raison de "menaces contre lui sur les réseaux sociaux". Sa requête a été rejetée par la juge présidant les débats.

Jusqu'à quinze ans de prison

Son inculpation la semaine dernière avait entraîné des manifestations de colère à Louisville et à travers le pays, les protestataires dénonçant un traitement judiciaire selon eux trop clément à l'égard des trois agents.

La prochaine audience a été fixée au 28 octobre. Il risque jusqu'à 15 ans de prison.

Breonna Taylor, une infirmière de 26 ans, avait été tuée en pleine nuit à son domicile le 13 mars quand les trois policiers s'y étaient présentés munis d'un mandat d'arrêt dit "no knock", qui leur permet d'entrer chez un suspect sans s'annoncer.

À leur arrivée, son compagnon avait ouvert le feu avec une arme détenue légalement, croyant avoir affaire à des cambrioleurs. Les agents, qui assurent s'être identifiés avant d'entrer, avaient riposté et Breonna Taylor avait reçu plusieurs balles.

Avec AFP

 

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