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Covid-19 : dans les grandes villes françaises, les bars ferment désormais à 22 h

Une manifestation à Paris contre la fermeture des bars à 22 h, lundi 28 septembre.
Une manifestation à Paris contre la fermeture des bars à 22 h, lundi 28 septembre. © Geoffroy Van Der Hasselt, AFP
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Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé que certaines villes telles que Paris, Lyon, Nice ou Lille, placées en zone d'alerte renforcée, verraient leurs bars fermés à 22 h à partir de lundi, dans le cadre de nouvelles mesures restrictives face à la recrudescence de cas de Covid-19. Les maires de Lyon et Bordeaux ont dénoncé la "brutalité" du manque de concertation.

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Rideau dans les troquets ! En France, dans les zones d'alerte renforcée, les bars ferment depuis ce lundi 28 septembre à 22 h pour lutter contre la propagation de la Covid-19. Cette mesure, annoncée quelques jours auparavant par le ministre de la Santé, Olivier Véran, concerne notamment Paris, Lyon, Bordeaux et Lille.

Le maire EELV de Lyon a regretté l'annonce "sans concertation" par le gouvernement de la fermeture des bars dans sa ville.

"Les nouvelles mesures annoncées mercredi par le ministre sont venues heurter les précédentes annoncées (deux jours plus tôt, NDLR) par le préfet, qui avaient été discutées et concertées", a regretté Grégory Doucet, lundi, devant la presse.

"Je suis surpris de ce changement brutal de méthode alors que quelques jours auparavant, le Premier ministre, Jean Castex, m'avait appelé pour nous féliciter de la bonne collaboration avec la préfecture", a souligné le nouveau maire de Lyon, avant son conseil municipal de rentrée. Faute de concertation, "je pense que les dernières annonces créent de la division, et dans ce moment de rebond de l'épidémie cela ne me semble pas être la bonne stratégie", a-t-il insisté.

En outre, l'édile se dit "dubitatif" sur cette mesure concernant les débits de boissons, qui, selon lui, "risque de déplacer la population de l'espace privé vers l'espace public".

Par ailleurs, l'élu EELV a indiqué qu'il ne souhaitait pas renoncer dès à présent à la Fête des Lumières, prévue début décembre, se donnant "jusqu'à la mi-novembre pour une décision finale".

Une fête "adaptée" se tiendra si la jauge autorisée est de 5 000 personnes ou plus, a-t-il encore précisé. Traditionnellement, cette manifestation rassemble des centaines de milliers de personnes dans le centre-ville.

Son homologue de Bordeaux, le maire EELV Pierre Hurmic a lui aussi dénoncé le manque  de "concertation" et assuré sur France Info avoir "du mal" à comprendre les nouvelles restrictions dans la métropole "en raison de leur sévérité. J'ai même envie de dire leur brutalité".

Il a évoqué une consultation "extrêmement limitée" avec la préfecture. On a appris les mesures "soudainement sans aucune concertation préalable, ni avec les élus locaux ni avec les professionnels", a-t-il dit.

"Je pense qu'il vaut mieux que les jeunes soient dans des cafés où c'est encadré, plutôt que de terminer la soirée dans des appartements, voire des studios", a-t-il ajouté. "La police municipale continuera à faire appliquer des consignes, même si ces consignes-là, nous nous réservons le droit de les discuter."

La préfète de Gironde a annoncé, vendredi, de nouvelles mesures dans le département et à Bordeaux, placée en alerte "renforcée". Les salles de sport dont les piscines couvertes, les salles de fête et polyvalentes, ont fermé samedi pour 15 jours.

Avec AFP

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