FFR: Laporte, revigoré, promet aux clubs amateurs "d'être là" face à l'impact du Covid

Le Bouscat (France) (AFP) –

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Le président de la Fédération française de rugby (FFR) Bernard Laporte, en campagne pour sa succession, a promis lundi aux clubs amateurs que la FFR serait "toujours là" pour eux, face à "deux-trois ans très, très difficiles" à venir à cause du Covid-19.

"Je le dis droit dans les yeux à nos clubs: ils peuvent être tranquilles sur les quatre ans qui arrivent, nous serons toujours là", a déclaré à la presse Bernard Laporte au Bouscat, près de Bordeaux, où il tenait son avant-dernier meeting de campagne, devant des dirigeants de clubs girondins.

"On a déjà fait déjà un plan de relance de 35 millions (...) Et s'il faut en refaire un, on en refera un. On a déjà anticipé. Il n'y a pas un club qui fermera", a-t-il assuré depuis le Stade Bordelais, club où Bernard Laporte a débuté sa carrière d'entraîneur en 1993.

"Ce que j'entends quand les présidents de club m'appellent (...) c'est +si vous n'aviez pas été là Bernard, on ne serait plus là+", a-t-il affirmé. "Effectivement les sponsors s'en vont, je comprends, tout le monde cherche à se sauver soi-même, les entreprises les premières", a-t-il ajouté. Pour lui, il faut s'attendre "à deux-trois ans très, très difficiles" pour le rugby amateur.

Bernard Laporte, 56 ans, est apparu à la fois apaisé et combatif et a dit se sentir "très bien" depuis qu'il a repris sa campagne, après une semaine "pas simple".

Avec quatre autres personnes, dont le N.2 de la FFR Serge Simon et le propriétaire de Montpellier (Top 14) Mohed Altrad, le patron de la FFR avait été placé en garde à vue mardi par la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) avant d'être remis en liberté mercredi.

Le N.1 du rugby français est notamment soupçonné d'avoir favorisé Montpellier en intervenant auprès de la commission d'appel de la FFR pour faire diminuer des sanctions contre le club, fin juin 2017.

Laporte a une nouvelle fois jugé "scandaleux" le timing de cette garde à vue, à quelques jours de l'élection, le 3 octobre. "Tout le monde, même de grands hommes d'Etat, me disent que c'est un scandale, mais c'est comme ça", a-t-il déclaré.