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Attaque au couteau à Paris : le suspect prévoyait d'incendier le siège de Charlie Hebdo

Des policiers et des médecins légistes inspectent les lieux, après une attaque au couteau près des anciens bureaux du magazine Charlie Hebdo, à Paris, le 25 septembre 2020.
Des policiers et des médecins légistes inspectent les lieux, après une attaque au couteau près des anciens bureaux du magazine Charlie Hebdo, à Paris, le 25 septembre 2020. © Alain Jocard, AFP
6 mn

"En colère" après la republication des caricatures de Charlie Hebdo, l'homme suspecté d'être l'auteur de l'attaque au couteau devant les anciens locaux du journal satirique, à Paris, envisageait d'utiliser du white-spirit afin d'embraser les lieux, a révélé, mardi, le procureur national antiterroriste. 

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L'auteur présumé de l'attaque au hachoir devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, à Paris, entendait "se révolter" contre la republication des caricatures de Mahomet, mais n'a prêté allégeance à aucun groupe, a déclaré, mardi 29 septembre, le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard, lors d'une conférence de presse.

Le magistrat a ajouté que l'assaillant s'était dit "en colère" après avoir regardé "ces derniers jours des vidéos en provenance du Pakistan" concernant la publication et la republication récente par Charlie Hebdo des caricatures du prophète.

Le procureur a également confirmé que l'intéressé avait prémédité son acte : multiples repérages les jours précédant les faits, achat du hachoir le jour de l'attaque, mais aussi d'un marteau et de bouteilles de white spirit, car son "projet initial était d'entrer dans les locaux du journal, si nécessaire à l'aide du marteau, et de les incendier grâce aux bouteilles de white spirit".

"En arrivant devant la rue, et en apercevant les victimes, il a pensé que ces dernières travaillaient pour (Charlie Hebdo) et a décidé de les attaquer", a affirmé le procureur.

La femme de 28 ans blessée dans l'attaque souffre de plusieurs plaies et fractures au visage. L'autre victime, un homme de 32 ans, a subi plusieurs fractures du crâne et reste hospitalisé "dans un état très grave", a précisé Jean-François Ricard.

De nouveaux éléments sur l'identité du suspect

Le suspect a reconnu s'appeler Zaheer Hassan Mahmoud et être né au Pakistan en 1995 et non en 2002, a annoncé le procureur national antiterroriste. 

Le suspect affirmait initialement s'appeler Hassan Ali et être né en 2002 au Pakistan, identité sous laquelle il avait bénéficié de l'aide sociale à l'enfance à son arrivée en France en 2018. Confronté à un document pakistanais retrouvé dans son téléphone, "il a finalement reconnu qu'il s'agissait de sa véritable identité et qu'il était âgé de 25 ans", a déclaré Jean-François Ricard, qui a confirmé que le suspect "était totalement inconnu de l'ensemble des services de renseignement". 

>> À lire aussi : L'attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo, un nouveau choc pour les habitants du quartier

Cette reconnaissance de ce qui apparaît comme sa véritable identité, qui n'a pas encore été définitivement authentifiée auprès du Pakistan, est intervenue vers la fin de ses 96 heures de garde à vue, entamée vendredi midi, au moment de son interpellation place de la Bastille peu après les faits.

Vers une mise en examen pour "tentative d'assassinats" terroristes

L'homme a été déféré, mardi, au tribunal de Paris en vue de sa mise en examen pour "tentative d'assassinats" terroristes et "association de malfaiteurs terroriste", a annoncé le procureur national antiterroriste.

Le parquet national antiterroriste, qui a ouvert cette information judiciaire au terme de sa garde à vue, a requis son placement en détention provisoire, a ajouté Jean-François Ricard.

"Cette information judiciaire devra notamment s'attacher à établir dans quelles circonstances il a pu concevoir un tel projet et s'il a bénéficié d'un quelconque soutien", a-t-il ajouté.

Le procureur a précisé que les cinq dernières personnes de son entourage placées en garde à vue ont été remises en liberté sans charges retenues contre elles à ce stade.

Au total, outre Zaheer Hassan Mahmoud, dix personnes avaient été placées en garde à vue jusque-là dans cette enquête. 

Avec AFP et Reuters

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