NBA: "Kobe", "Kobe", "Kobe", le mantra des Lakers guidés par la "Mamba Mentality"

Orlando (Etats-Unis) (AFP) –

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Depuis le tragique 26 janvier, date de la mort accidentelle de Kobe Bryant, les Lakers, LeBron James le premier, se sont jurés de reconquérir le titre NBA, dix ans après le dernier glané par l'idole, un supplément d'âme frisant parfois le mysticisme.

Story-telling ou pure sincérité? L'un n'empêche semble-t-il pas l'autre à propos de cette histoire qui promettait de s'écrire au cours de cette fin de saison, tant les Lakers ne manquent jamais une occasion d'évoquer, voire invoquer "Kobe".

A présent qu'ils ne sont plus qu'à quatre victoires d'un 17e sacre, il n'y a aucune raison pour qu'ils s'arrêtent en bon chemin, au pied de la dernière marche qu'affectionnait tant leur glorieux aîné, vainqueur de cinq titres en sept finales. A cet effet, la "Mamba mentality" qui animait Bryant, faite d'une indéfectible soif de victoire, ne peut qu'être source d'inspiration.

"Chaque fois qu'on enfile le maillot pourpre et or, on pense à son héritage. On pense à lui et à ce qu'il représentait pour cette franchise pendant plus de 20 ans", a ainsi déclaré LeBron James, samedi soir, au sortir de sa fabuleuse performance (38 pts, 16 rbds, 10 passes) pour éliminer Denver lors du match N.5 en finale de conférence Ouest.

Et d'ajouter: "Ce qu'il exigeait de ses coéquipiers, ce qu'il exigeait de lui-même. Nous avons quelques similitudes dans ce sens".

- "Perpétuer son héritage" -

En terme de leadership, d'exemplarité dans l'effort, de talent fait basket, cela va de soi. Sauf que pour définitivement rentrer dans les cœurs de la "Laker Nation", il lui faudra battre Miami et ramener le trophée à L.A.

A l'été 2018, il était arrivé dans la peau d'un successeur de Kobe Bryant, pour ramener le club au sommet, sans succès sur sa première saison, la faute à une blessure à l'aine. Depuis la mort de ce dernier, c'est un statut bien plus lourd d'héritier qui se joue pour "LBJ", dont l'hommage rendu, en larmes, lors du premier match joué après la tragédie est resté dans les mémoires.

Et sa promesse avec: "Je vais continuer avec mes coéquipiers à perpétuer son héritage, aussi longtemps que nous pourrons continuer à jouer au basket, parce que c'est ce que Kobe Bryant voudrait".

Les voilà en mission, tout près de s'y tenir. Au delà du karma, certains ont vu des signes à plusieurs reprises.

James le premier qui faisait observer, après la victoire (120-113) contre Sacramento pour le 2e match après la mort de Kobe, que les Lakers avaient marqué 81 points en première période (soit le record de Bryant sur un match) et que le total combiné de points marqués par les deux équipes était de 242. Or le 24 et le 2 étaient les numéros de Kobe et sa fille Gianna, elle aussi décédée dans l'accident d'hélicoptère.

- "Des choses bizarres" -

"Il se passait des choses bizarres, c'était vraiment étrange", assurait "LBJ", qui n'a pas dû rester insensible aux coïncidences relevées par un certain Dr Guru sur les réseaux sociaux, entre l'actuelle campagne de play-offs des Lakers et celle de 2009.

A l'époque, ils avaient battu Houston au 2e tour, puis Denver en finale de conférence et Bryant avait gagné sa 4e bague à Orlando contre le Magic.

L'équipe actuelle a aussi éliminé les Rockets au 2e tour, puis les Nuggets en finale de conférence et LeBron va essayer de gagner sa 4e bague dans la bulle d'Orlando.

Signe du destin ou pas, les Lakers ont en tous les cas vu la main bienveillante de Kobe se poser sur celle d'Anthony Davis, lorsque l'ailier a entré un shoot à trois points au buzzer, qui a donné la victoire lors du match N.2 contre Denver.

"C'est un tir que Bryant aurait réussi", a estimé après coup l'entraîneur Frank Vogel, quand Davis soulignait: "on portait le maillot version +Mamba+ (noir et or). On ne veut jamais perdre dans celui-là".

"Lorsque nous débuterons les play-offs, il y aura des opportunités et des situations durant lesquelles on se souviendra des choses que Kobe défendait et de son approche de la compétition. Je pense que cela nous aidera dans notre mission", prédisait Vogel.