Île-de-France : "un bruit d'explosion" entendu après le passage d'un Rafale

Un Rafale en mission d'intervention a franchi le mur du son, mercredi 30 septembre, à la mi-journée, à l'est de Paris, provoquant une forte détonation entendue dans de nombreux quartiers de la capitale ainsi qu'à sa périphérie.
Un Rafale en mission d'intervention a franchi le mur du son, mercredi 30 septembre, à la mi-journée, à l'est de Paris, provoquant une forte détonation entendue dans de nombreux quartiers de la capitale ainsi qu'à sa périphérie. © Mario Goldman, AFP

Un avion de chasse en mission d'intervention a franchi le mur du son, mercredi, en milieu de journée, à l'est de Paris, provoquant une forte détonation entendue dans la capitale et jusque dans plusieurs départements de la région parisienne.

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L'inquiétude a gagné la capitale, l'espace de quelques minutes. Un bruit de forte détonation a été entendu, mercredi 30 septembre, à Paris et dans ses environs, laissant craindre le pire à ses habitants, mais il s'agissait en réalité d'un Rafale, contraint de franchir le mur du son pour intercepter un avion de ligne en difficulté.

Le bruit, entendu dans toute la capitale et dans plusieurs départements de la région parisienne, a immédiatement fait réagir sur les réseaux sociaux. En plein match de tennis, au tournoi de Roland-Garros, les joueurs Stanislas Wawrinka et Dominik Köpfer se sont même interrompus en scrutant le ciel.

Le doute a rapidement été levé : "il n'y a pas d'explosion, il s'agit d'un avion de chasse qui a franchi le mur du son", a rassuré sur Twitter la préfecture de police de Paris, mettant fin aux spéculations dans une ville meurtrie par plusieurs attentats ces dernières années. La police a appelé dans la foulée la population à ne pas "encombrer les lignes de secours".

L'armée de l'Air a ensuite fourni des précisions : un Rafale en mission a provoqué ce bruit en franchissant le mur du son "à l'est de Paris". En dépassant une vitesse de Mach 1 (environ 1 200 km/h, supérieure à la vitesse du son), l'avion de chasse a déclenché une onde sonore produisant un bruit de détonation puissant, appelé "bang" supersonique.

Le Rafale, qui avait décollé de la base de Saint-Dizier, devait initialement rejoindre un Falcon 50 dans l'ouest de la France ayant momentanément perdu le contact avec le contrôle aérien. Le contact est rétabli mais le Rafale est sollicité dans la foulée pour "porter assistance à un autre aéronef en perte de contact", effectuant une liaison Brive-Saint Brieuc et se rapprochant du sud-ouest de Paris, a expliqué le porte-parole de l'armée de l'Air et de l'Espace, le colonel Stéphane Spet.

Plus de 400 situations anormales en 2019   

Selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), l'avion Embraer était en "perte de fréquence radio" alors qu'il survolait l'ouest de la France. "La communication a été rétablie depuis" selon cette autorité, qui souligne que ce type de problème arrive "régulièrement".

"La police du ciel est une mission permanente, assurée par l'armée de l'Air, qui vise à protéger les Français de toute menace aérienne", rappelle sur Twitter le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), basé à Lyon-Mont Verdun. 

En 2019, l'armée de l'Air a ainsi fait face à 450 situations anormales, dont 210 nécessitant une intervention des avions de chasse et hélicoptères, détaille le CDAOA. 

Avec AFP

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