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SUR LE TERRAIN

Haut-Karabakh : à Stepanakert, "les gens sont terrés dans leur sous-sol"

Des habitants de Stepanakert, dans la région du Haut-Karabakh, en Azerbaïdjan, regardent la télévision cachés dans un abri  anti-bombes.
Des habitants de Stepanakert, dans la région du Haut-Karabakh, en Azerbaïdjan, regardent la télévision cachés dans un abri anti-bombes. © AFP via le Ministère arménien des Affaires étrangères
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Les combats se poursuivent entre l'Azerbaïdjan et les forces de la région du Haut-Karabakh, soutenue par l'Arménie. Face à la brutalité des affrontements qui ont fait des dizaines de morts et la détermination de l'Azerbaïdjan, la population de Stepanakert, la "capitale" séparatiste, vit terrée chez elle. 

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Les combats se sont poursuivis, mercredi 30 septembre, entre l'Azerbaïdjan et les forces de la région séparatiste du Haut-Karabakh, soutenue par l'Arménie. Les affrontements, dont chaque camp attribue la responsabilité à l'autre, ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés depuis dimanche.

"D'après les informations qui nous parviennent, les combats sont durs, notamment dans le sud, dans le district de Fizuli, à la frontière entre l'Azerbaïdjan et l'Iran", explique Régis Gente, envoyé spécial de France 24 et RFI à Stepanakert, la "capitale" du Haut-Karabakh. "Au nord de la région, dans les zones les plus montagneuses, les combats ont fait rage et des F-16 auraient été aperçus dans le ciel", poursuit le journaliste. 

Selon les médias arméniens, trois civils ont été tués dans le nord et plusieurs autres blessés, mercredi, dans le raid sur la ville de Martakert, au Haut-Karabakh. L'Arménie affirme que l'armée azerbaïdjanaise a bombardé l'ensemble de la ligne de front au cours de la nuit et que deux drones ennemis ont été abattus au-dessus de Stepanakert.

À Stepanakert, il n'y a personne dans les rues 

À Stepanakert, la population vit dans la peur. "Il n'y a presque personne dans les rues. Les écoles et les restaurants sont fermés, seuls quelques magasins de première nécessité sont ouverts comme les commerces alimentaires et les pharmacies", témoigne Régis Gente. "Les gens sont plutôt terrés chez eux, voire certains vivent dans leur sous-sol". 

Les civils redoutent la détermination de l'Azerbaïdjan, qui a promis de combattre jusqu'à la reprise d'une partie des territoires dits "occupés". Mercredi, le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a juré de poursuivre la lutte jusqu'au "retrait total, inconditionnel et sans délai" des forces arméniennes. Si "l'Arménie accepte cette condition, les combats s'arrêteront, le sang arrêtera de couler", a déclaré M. Aliev, selon des images diffusées à la télévision. Plus tôt, la diplomatie azerbaïdjanaise avait déjà fait savoir au Groupe de Minsk, que Bakou était déterminé à combattre.

L'Azerbaïdjan, qui a fait état de 14 civils tués de son côté depuis dimanche, a diffusé des images montrant des colonnes de fumée s'élever au-dessus du territoire du Haut-Karabakh, bombardé par son artillerie. Des photographies prises dans la ville de Tartar, en Azerbaïdjan, montrent des habitants tentant de s'abriter dans des fossés et des immeubles endommagés par des obus arméniens, selon la population locale.

Ces violences sont sans précédent depuis le cessez-le-feu de 1994 dans la région séparatiste d'Azerbaïdjan, peuplée majoritairement d'Arméniens.

 

 

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